C’est l’été, il fait chaud, et on a envie de faire autre chose que de chercher des poux dans la tête d’un des plus gros assureurs suisses, je parle ici du Groupe Mutuel, 1,19 million d’assurés et 3,8 milliards de francs de primes brutes en assurance maladie obligatoire l’an dernier.
Mais il se trouve que le communiqué publié il y a quelques jours par la FINMA, le gendarme des marchés financiers, est particulièrement dur dans sa formulation. Le Groupe Mutuel a « gravement violé le droit de la surveillance », « violé les plans d’exploitation approuvés par la FINMA, en pratiquant des tarifs propres qui n’avaient pas été approuvées ». Par ailleurs, « l’imbrication et la gestion des sociétés du groupe étaient telles qu’elles compromettaient le contrôle efficace de l’activité commerciale et rendaient difficiles un traitement objectif des conflits d’intérêt », et « le système de rémunération n’avait pas comme objectif premier la réussite durable de la société, avec pour conséquence de favoriser les intérêts de certaines personnes ». Lire la suite…