Marathon de Lausanne, la valse des gobelets, des oranges et des bananes

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C’est la première fois que j’ai fait le marathon de Lausanne. A vélo. Ce qui est, il faut le dire, plus agréable qu’à pied à en juger par le visage de la majorité 14 000 et quelques participants sur la deuxième partie du parcours (même ceux qui n’en ont fait que la moitié). Il y a de la crampe dans l’air, les genoux commencent à flageoler. J’ai vu un gars qui avait tellement mal que son corps était pratiquement tordu en demi-cercle, horizontalement. Il était à Rivaz, il lui restait encore une quinzaine de kilomètres à courir. « Tu me détestes? », a demandé en passant devant moi une fille à sa copine, qu’elle avait visiblement entraînée dans l’aventure.

Mais il y a aussi beaucoup de bonne humeur dans l’air. Des orchestres de jazz encouragent les participants, des spectateurs agitent des crécelles, et après tout le trajet emprunte un des plus beaux paysages du monde, au milieu des vignes dorées après la vendange. A vélo, c’est tout-à-fait relaxant. La route étant interdite à la circulation, on partage gentiment l’espace avec les concurrents, il y a de la place pour tout le monde.

Plutôt que de suivre les champions, je me suis arrêté à quelques postes de ravitaillement (eau, tranches d’orange, bouts de banane). L’organisation est redoutable. La tête des concurrents obliquant vers ces tables ressemble à celle des Israélites après la traversée du Jourdain.

Et crotch-crotch font les gobelets en carton sous les chaussures des coureurs.

(P.S.: Petite notice photographique. Toutes les images du marathon ont été faites avec un Olympus OM-D E-M1 sur lequel j’ai mis un objectif de 75mm (équivalent à 150mm plein format), une excellente optique très piquée et lumineuse. Souvent , je préfère travailler avec un seule optique. Ce n’est une contrainte qu’en apparence, en fait le regard s’y habitue et sélectionne les sujets en fonction de la focale.

Là, je me suis surtout rendu compte de mon manque de pratique avec l’autofocus continu et la prise de vue en rafale. Beaucoup (trop) de déchets! J’ai appris à photographier « à l’ancienne », c’est-à-dire qu’on anticipe son sujet, on cadre, on pré-règle la distance et la profondeur de champ et hop on y va. Les appareils récents, l’Olympus OM-D E-M1 en particulier, ayant un autofocus très réactif, je l’ai adopté, bien sûr. En revanche, j’étais resté sceptique sur les images en rafale et l’autofocus continu et en mode « action ». Je me suis dit qu’un marathon, avec les déplacements rapides (mais pas trop) des coureurs qui viennent contre vous, est une bonne occasion de tester ces fonctionnalités. Je me suis planté. Soit je fais quelque chose de faux, soit le système n’est pas encore fiable. Par ailleurs, je trouve que cela distrait et qu’on se retrouve au final avec énormément d’images à trier. Bref, je crois que je vais continuer selon la méthodes traditionnelle.)

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