La question du courage

Le fil Facebook offre d’ironiques collisions. Samedi, le mien venait juste de relayer un article affirmant que le bordel au Moyen-Orient et la crise migratoire relèvent d’une machination américaine pour déstabiliser l’Europe que se répandait la nouvelle de l’attentat du Thalys déjoué par quelques passagers. Parmi eux, des Américains dont les réseaux sociaux ont salué le courage tout le week-end. Exit, provisoirement, la thèse du complot, vive les héros!

Ce n’est pas pour relever les outrances circulant sur FB que j’écris ce billet, mais pour relayer une réflexion de Thomas Poirier sur le site Rue 89 intitulée: « Il faut nous poser la question du courage ». (On peut y ajouter celle de Daniel Warner dans Le Temps).

Elle découle de la polémique soulevée par l’acteur Jean-Hugues Anglase, passager du Thalys, qui opposait la réaction spontanée des Américains (et d’un Britannique et d’un Français) pour maîtriser le présumé terroriste à la supposée lâcheté du personnel de train qui, barricadé derrière une porte, ne l’aurait pas ouverte malgré des demandes pressantes.

Poser la question individuelle du courage est inutile. Qu’aurions-nous fait dans ces circonstances à la place des héros du jour, et des contrôleurs? Il aurait fallu y être pour le savoir. Certains qui se croient timorés peuvent alors révéler des ressources insoupçonnées dans pareils moments (nous espérons tous secrètement en faire partie) tandis que d’autres qui roulent les mécaniques se font tout petits.

Thomas Poirier pose l’enjeu sous un angle plus large: « il y a un problème pratique – voire politique – qui me semble avoir beaucoup plus d’intérêt et se formule ainsi: Que devrions-nous décider, collectivement, qu’il faille faire lorsqu’on se trouve dans cette situation? » Et de souligner que d’une façon quasi naturelle, trop pour ne pas être suspecte, les commentaires sur l’attentat ont présenté « les héros américains comme des êtres extraordinaires tandis que les pleutres agents de Thalys enfermés dans leur local auraient fait preuve d’un comportement «très humain», autrement dit tout à fait excusable. La norme serait de se planquer et l’exception, de s’exposer. » Lire la suite…

En longeant le Rhin (II)

Du9Suite et fin de la balade à vélo de dix jours le long du Rhin, de Bâle à Duisburg (sur la photo: Düsseldorf). Comme pour les six premières étapes, vous avez la possibilité de suivre le récit étape par étape en cliquant au bas de cet article sur les chiffres correspondant à chacune d’entre elles (sauf qu’ici, le « 1 » correspond à la septième étape, et ainsi de suite).

Si quelqu’un est intéressé par le trajet et souhaite disposer d’un ou des deux guides « Rhein-Radweg » 2 et 3 (le premier de Bâle à Mayence, le second de Mayence à Duisburg), qu’il me le fasse savoir et je les lui enverrai gracieusement. Faites-le savoir par un commentaire ou un mail à l’adresse peclet@gmail.com, premier arrivé premier servi!

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