Prilly-Malley, l’enfumage continue

« Malley concrétise l’ambition lausannoise »; une réalisation qui s’annonce « sous les meilleures auspices » et suscite « l’enthousiasme » du Ministre (sic) de l’Economie et du Sport; « un succès extraordinaire » en matière de financement pour le président de Lausanne région Gustave Mülheim, qui « triomphe »; une infrastructure « essentielle » à la survie du Lausanne Hockey Club, selon son directeur Sacha Weibel; « un joyau serti dans une ville à naître »…

On l’aura compris: le journal « 24 Heures » est plutôt favorable au projet lauréat du nouveau centre intercommunal qui regroupera une nouvelle patinoire transformable en salle de spectacles, une piscine olympique couverte et des bassins annexes, des surfaces pour le ping-pong et d’escrime,… et « les 15000 m2 de bureaux demandés », précise le site des architectes. Lire la suite…

Lac de Fenêtre, Val Ferret

Puisque, nous répète-t-on sur tous les tons, c’est la ca-ni-cu-le, prenons de l’altitude et de la fraîcheur en même temps. Les images ci-dessus ont été prises ce mardi 30 juin en suivant cet itinéraire, dans le sens hospice du Grand-Saint-Bernard/Ferret, soit 4 heures de marche environ en légère descente, puis montée vers un col situé à 2698 mètres d’altitude (quelques petits névés subsistent), et redescente (1000 m. de dénivelé) très panoramique sur le sauvage Val Ferret. Appareil: Leica M-P avec optiques Summicron 35 et 50mm.

La démocratie Facebook selon Alexis Tsipras

A part les cyniques endurcis, personne ne souhaite que la crise entre la Grèce et ses créanciers dégénère en débâcle d’où ne sortiraient que des perdants. Pourtant, dans un remake de « La Fureur de vivre », les deux bagnoles sont lancées à fond, un des concurrents a sa manche coincée dans la poignée de la porte et le précipice n’est plus qu’à quelques mètres.

Après des mois de négociations tendues, insatisfait de ce qu’il a obtenu, le gouvernement grec a annoncé in extremis qu’il va soumettre le résultat à un référendum populaire, dans un délai d’une semaine, et en recommandant aux citoyens de voter non. De leur côté, les créanciers (européens pour la plupart) font savoir que les négociations sont interrompues, et leur offre caduque dès le 30 juin. Il n’est pas certain que ce soit vraiment leur dernier mot, mais arrêtons-nous sur ce moment particulier.

L’intransigeance des Européens est « intenable face aux peuples d’Europe et au prochain référendum britannique », affirme sur Facebook mon ex-collègue Benoît Couchepin: « l’avis des gens, on s’assoit dessus? », ajoute-t-il. Je ne le pense pas. A vrai dire, c’est plutôt à Athènes qu’à Bruxelles que surgit un dysfonctionnement démocratique. Lire la suite…

Môtiers, « Art en plein air »

Edition 2015, trois bonnes heures de balade à partir du village du Val-de-Travers, en passant par la maison dont Rousseau fut chassé il y aura pile 250 ans en septembre prochain, la cascade où il aimait méditer, la forêt et quelques clairières. Une cinquantaine de sculpteurs jouent avec la nature et l’environnement construit (mon oeuvre préférée: la fontaine transformée en bains publics par Markus Weiss, et, presque à égalité, la tour de Babel de François Burland qui ouvre ce diaporama). Le photographe joue avec les sculptures volontaires et involontaires. Olympus OM-D E-M1, zoom 12-40mm, images traitées « infrarouge ».

La Butte-aux-Cailles, essai photographique

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« A la Butte-aux-Cailles,

Personne travaille

Sauf la poulaille… »

… dit une chanson qui doit dater de l’époque où ce quartier populaire, plus village que ville aux portes de Paris, résonnait encore des coups de fusil tirés par les troupes gouvernementales contre les insurgés de la Commune, dont c’était un bastion.

En ce début de XXIe siècle, je ne sais pas ce que fait la « poulaille » (la police, pour les non-familiers de l’argot parisien), mais des agents de sécurité en gilet fluo arpentent, débonnaires, le marché au puces où un papa offre à son fiston en chapeau de paille un livre illustré sur Van Gogh. Et, le plus extraordinaire: le gamin a l’air content de le recevoir. Lire la suite…

Musée Nissim Camondo, la tenue du maître d’hôtel

CamondoLe comte Moïse de Camondo (1860-1935) pensait avoir trouvé en France une terre d’asile durable pour sa famille qui, de l’Inquisition espagnole au Moyen-Orient, avait connu des siècles de persécutions et d’exil. Sa fortune n’était dépassée que par celle des Rothschild. Homme de goût et de passion pour les belles choses, Moïse en employa une bonne partie à ériger une demeure pour accueillir une des plus belles collections de mobilier français du XVIIIe siècle, dans lequel il voyait l’artisanat français au sommet de sa créativité et de sa finesse. Il attendit jusqu’à trente ans pour acquérir certaines pièces particulièrement intéressantes. C’était en quelque sorte un hommage à sa patrie d’adoption. Lire la suite…