La Colle

Jura82La septième étape, du Chasseral à la Vue-des-Alpes, sera (pour nous) la dernière. Le paysage qui vient ensuite – Creux-du-Van, Ste-Croix, Vallée de Joux – nous est plus familier, et surtout la météo a décidé de faire la gueule. La combe Biosse est noyée dans le brouillard. Dans sa partie inférieure, chaque pas demande une attention particulière car le mince tapis de feuilles mortes et humides peut cacher une racine polie comme un galet ou une pierre instable. On ne s’attarde pas dans ce défilé où les avalanches de rochers semblent fréquentes. Quant à se restaurer au Pâquier, le village de Didier Cuche, pas question aujourd’hui, les deux bistrots sont fermés. Heureusement que nous avons emmené un pique-nique.

Au total, nous aurons parcouru environ 150 kilomètres, à raison de cinq à sept heures par jour. L’itinéraire complet des crêtes du Jura tel qu’il figure sur le site et dans le guide de SuisseMobile en fait environ le double et se divise en quinze étapes. Mais certaines sont très longues, notamment celle de Noiraigue à Ste-Croix qui annonce 31 km et 1o heures et demie de marche! A moins d’avoir une solide condition physique et un temps favorable tout au longs du parcours (ce qui est rarement garanti dans le Jura), il faut plutôt compter trois semaines que deux pour aller de Dielsdorf, près de Zurich, jusqu’à Nyon au bord du Léman. Mais pour les Romands, qui ont tendance à s’approprier le Jura en le limitant à sa partie vaudoise, neuchâteloise et bien sûr jurassienne, je recommande la première partie du tracé, celle que nous avons faite, qui a le mérite de faire découvrir une topographie différente et une histoire riche.

Prés d’Orvin

Jura68

Sixième étape, de Frinvillier au Chasseral. Dans la partie neuchâteloise du tracé, que nous atteignons maintenant, les vaches, les VTT et la météo ont souvent transformé le chemin en toboggan de glaise. Il faut contourner les flaques d’eau boueuses, et parfois contourner le contour pour ne pas se retrouver les pieds trempés et englués. Sur la partie finale du trajet, le brouillard se met de la partie, cachant la pourtant impressionnante antenne du Chasseral pratiquement jusqu’au moment où nous nous cassons le nez dessus. Fondue bien méritée à l’hôtel juste en-dessous, où nous passons la nuit, mais il y a aussi une métairie plus simple et plus typique, celle de Dombresson, une demie-heure plus loin sur le chemin.

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