Le plus vite possible. Toute information sensible (données clients, codes informatiques) que l’employé plus ou moins mécontent peut emmener avec lui représente un risque important pour la banque. Mais à l’âge d’internet et du Blackberry, il ne suffit plus de donner une heure à l’employé licencié pour rendre ses clés, cartes d’accès et faire place nette sur son bureau, il faut surtout procéder au grand nettoyage électronique de tout ce qu’il pourrait réutiliser en douce par la suite. Et ce n’est pas simple, explique Reuters. Un informaticien de Goldman Sachs était ainsi parti en emportant un code pour le négoce électronique à haute fréquence. D’autres, sentant monter la menace, assurent leurs arrières en glissant des informations intéressantes dans des courriels qu’il envoient à une personne de confiance. Du coup, chaque annonce de licenciements collectifs est précédée de discrets contrôles informatiques, par exemple sur l’activité du courrier électronique. Il y a toute une logistique à mettre en place qui, elle-même, risque d’éveiller les soupçons si elle n’est pas tenue secrète. On imagine l’ambiance qui doit régner dans la banque d’investissement UBS ces jours. En octobre 2008, le Wall Street Journal avait publié un article de type « service aux lecteurs » intitulé: « Cinq signes indiquant que vous êtes sur la liste des gens renvoyés ». Une lecture toujours d’actualité.