Paresseux?

Posted: 4 mai 2012 in Non classé

Eh non, nous ne l’avons pas vu en liberté, bien que nous soyons dévissé le cou à observer la cime des arbres canon (ainsi nommés parce que leurs branches creuses craquent en brûlant), le garde-manger préféré du paresseux. Alors nous nous sommes rendus dans la petite ferme de l’association Chou-Aï, dans la banlieue de Cayenne, une organisation largement bénévole qui recueille les paresseux dans les forêts que l’on est en train d’abattre, les soigne quand ils sont blessés, puis les relâche dans une réserve naturelle du côté de Kourou, paradoxalement devenu une zone de nature protégée depuis que le centre spatial s’y est installé.

On estime que, de de cinq paresseux à l’hectare, la densité est tombée à deux animaux par hectare à cause des ses divers prédateurs, notamment humains. Chou-Aï en a hébergés et relâchés environ 150 depuis le début de l’année. Ce n’est pas énorme à l’échelle de la Guyane - un des principaux territoires où l’on trouve le paresseux - mais cela aide à la prise de conscience de leur nécessaire protection. L’association a maintenant de multiples contacts en Guyane et dans le monde, les volontaires vont scruter les forêts menacées pour ramener les paresseux dont l’habitat disparaît.

Ce mâle-là est descendu de son perchoir pour soulager ses viscères, ce qu’il fait en moyenne une fois par semaine… Les mouvements ralentis sont d’une grâce extrême, on dirait un gymnaste parfaitement entraîné qui réussit un rétablissement d’une seule main.

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