I like bikes

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Qu’est-ce qui a changé à New York depuis la dernière fois (2003 en ce qui me concerne)? La Liberty tower, bien sûr, mais je n’y suis pas allé. Se joindre aux cohortes de touristes venus flâner sur l’endroit où les tours du WTC se sont effondrées ne me semble pas faire beaucoup de sens.

Non loin de là se trouve la High Line. Voilà qui est plus intéressant. Cette ancienne ligne de métro surélevée et désaffectée a été réaménagée depuis cinq ans en promenade piétonnière et jardin suspendu dans le Lower Manhattan (départ au croisement de la 10è avenue et 30è rue). Elle préfigure ce qui pourrait être une ville du futur où la voiture ne boufferait pas tout.

Qu’est-ce qui a changé à New York? Peut-être la démocratisation de la bicyclette. Se déplacer à vélo dans Brooklyn et même au centre de Manhattan n’est plus réservé à d’intrépides coursiers, des pistes cyclables - plus ou moins isolées du trafic - ont été crées pour traverser la ville dans tous les sens, y compris sur les ponts, une carte et une application pour smart phones les signale. Un système de deux-roues partagés, Citi Bike, a été introduit en 2011, et les stations de vélos bleus sont déjà très nombreuses au centre. Il en coûte dix dollars par jour pour un nombre illimité de trajets n’excédant pas 30 minutes chacun.

Si vous préférez disposer de votre propre vélo pour toute la journée, il vous en coûtera une trentaine de dollars. C’est la solution que j’ai choisie pour longer l’East River depuis le pont Williamsburgh jusqu’au pont de Queensboro, que j’ai traversé pour redescendre Manhattan depuis le sud de Central Park jusqu’au premier pont. C’est une expérience tout-à-fait différente de la ville et assez plaisante, à part les endroits les plus chargés en circulation comme les alentours de Times Square.

Les New Yorkais, eux, se mettent de plus en plus au vélo vu l’impossibilité de parquer en ville (à moins d’être prêt à débourser jusqu’à 24 dollars l’heure) et le côté un peu claustrophobe du métro. On trouve ainsi les deux-roues accrochés un peu partout, aux barrières des maisons, aux poteaux, aux systèmes ad hoc. Les modèles neufs sont rares (ou alors protégés à l’intérieur des immeubles), certains ont souffert de différents pillages et pliages, d’autres sont recomposés de manière originale. Le plus marrant que j’ai vu avait une pelle rouillée comme garde-boue arrière. De temps en temps, on trouve un vélo blanc, parfois décoré de fleurs blanches aussi, en hommage à un cycliste anonyme mort dans un accident de la circulation.

Cette petite série est dédiée aux cyclistes new yorkais, morts et vivants.

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