Ce blog a été un peu paresseux ces temps, il est temps d’y rattraper le retard en matière de découvertes photographiques, puisque le but n’est pas seulement de montrer mes images, qui valent ce qu’elles valent, mais de partager les meilleures faites par d’autres.
J’avais notamment conservé l’adresse de quelques sites de photographies d’enfants. Sujet bateau entre tous. Ce qui n’empêche pas de dépasser les figures imposées et de réaliser un vrai travail créatif quand on sait sortir l’appareil au bon moment. Qui n’est justement pas celui des poses. Cela demande de bons réflexes, et même parfois de la cruauté. Je me souviens d’une photographe hollandais (sauf erreur, je n’ai pas retrouvé ses coordonnées) qui avait pris une image de sa fille pleurant toutes les larmes de son corps devant le cadavre de son chat qui venait d’être écrasé par une voiture… L’image était saisissante, mais on ne pouvait s’empêcher de penser: "Quel salaud, penser à faire une image dans un moment pareil!".
Sans aller jusque là, le décalage par rapport aux instants clic-clac ou une attention suivie donnent des résultats probants. J’ai déjà signalé dans un précédent billet le formidable travail de Timothy Archibald avec son fils autiste. Les exemples qui suivent sont plus classiques, mais tous stimulants d’une manière ou d’une autre.
Voici d’abord Elena Shumilova, une jeune maman russe qui photographie ses enfants dans le cadre de la ferme où habite la famille (dont celle-ci de son fils avec un lapin). Personnellement, je trouve ses images un peu trop léchées, trop "calendrier". J’ai aussi un petit doute instillé par mon mauvais esprit journalistique quand je vois la minceur des informations biographiques à son sujet et la perfection de certaines scènes (post-production?) Cela étant, c’est un bon exemple d’utilisation des lumières, du contre-jour et de la profondeur de champ restreinte, puisqu’Elena travaille apparemment avec un 135mm.
Le travail d’Alain Laboile me plaît davantage par la spontanéité, le joyeux chaos dont il témoigne. Il est né en 1968 à Bordeaux, est venu à la photographie en 2007 et "progressivement, a levé son objectif vers sa famille croissante et inspirante", dit sa biographie. J’ai un petit faible pour celle-ci (mais cela vaut vraiment la peine de découvrir la série complète).
Enfin - elle m’excusera de lui faire de la publicité sans lui demander son avis - mais j’aime bien les images mises en ligne par Fanny Nicollier sur Facebook. L’épouse de mon collègue François Pilet est restauratrice d’art de métier et, sans conteste, une photographe qui a l’oeil. Allez, un petit exemple ici:
Voilà, bon printemps et bonne inspiration!
Merci pour le partage.
J’ai un faible pour Joakim Eskildsen (assez proche de Elena Shumilova, que je ne connaissais pas, mais en plus sale):
http://www.joakimeskildsen.com/default.asp?Action=Menu&Item=132
http://www.joakimeskildsen.com/default.asp?Action=Menu&Item=128
Heureusement, il ne photographie pas que des enfants.
Amitiés.