And the winner is…

Posted: 24 juin 2012 in Photographie
Après les observations quotidiennes sur ce blog concernant les appareils photo Sony NEX-7, Fuji X-Pro 1 et Olympus OM-D, je reproduis ci-dessous la synthèse publiée dans Le Matin Dimanche de ce jour. Pour donner du piment à ce test comparatif, il fallait désigner un vainqueur. Et c’est… ne faisons pas durer le suspense: l’Olympus OM-D.
Ce résultat m’a un peu surpris moi-même. Au départ, je l’ai déjà dit, j’étais moyennement convaincu par un appareil à capteur (relativement) petit dont le design fait référence de manière aussi appuyée aux reflex des années 80. Le Sony est plus innovant, et puis n’a-t-il pas mis un tigre dans le moteur avec son capteur APS-C de 24 millions de pixels? Quant au Fuji, il a pour lui l’aura diffuse d’un “Leica abordable”, dont il peut d’ailleurs adopter les optiques.
Mais Olympus a vraiment réussi à concentrer ce qui se fait de mieux aujourd’hui dans le boîtier de l’OM-D, en fonction des deux critères qui intéressent finalement le photographe dans la vie de tous les jours: la rapidité d’exécution et la qualité du résultat. Avec cet appareil et la gamme d’objectifs dont il dispose, le format 4/3 doit dorénavant être prix au sérieux.
Cela étant, les trois appareils testés sont d’excellente facture et donnent des images de qualité supérieure, que même l’oeil de pros aura de la peine à distinguer de celles produites par des reflex à prix comparables. Le choix final est une affaire très personnelle, dépendant du type d’utilisation, de l’esthétique, etc. Le Sony NEX-7 est vraiment très séduisant par la petite taille et l’ergonomie quasi-parfaite de son boîtier et, comme je l’ai déjà écrit ici, le zoom standard donne déjà des photographies de très bonne définition. Je n’ai pas pu tester le Zeiss 24mm, mais ceux qui l’ont fait sont assez bluffés. Quant au Fuji X-Pro 1, il est vraiment imbattable pour le piqué - plus la sensibilité monte, plus l’écart se creuse avec les concurrents. Si le nombre d’optiques se limite à trois pour l’instant, la perspective de pouvoir y fixer un Summicron 35 mm f2, par exemple, fait saliver. Ceux qui privilégient la belle image mûrement réfléchie à l’instantané seront très tentés.
Et voici l’article de ce jour:
Quel est le meilleur compact haut de gamme? Notre test

La cause semblait entendue. Pris en tenaille entre les reflex volumineux pour photographes avertis et les téléphones multifonctions pour les images jetables, les appareils compacts semblaient condamnés. Or c’est dans ce segment que les nouveautés les plus intéressantes se multiplient, signe que la photographie comme mode d’expression continue d’inspirer les fabricants… et les amateurs.

Les nouveaux compacts montent en gamme et offrent plusieurs points communs. D’abord, la surface des capteurs a été multipliée par six ou douze. Deux formats principaux se partagent le marché: le «4/3» (18 x 13,5 mm) a été adopté notamment par Olympus et Panasonic, tandis que l’APS-C (23,6 x 15,6 mm, le même que celui de nombreux reflex) a séduit Sony, Fuji et Canon. Nikon fait cavalier seul avec un format de 13,2 x 8,8 mm pour son «système 1». Plus un capteur est grand, meilleurs sont la résolution de l’image et le rendu en basse lumière. Cela permet aussi de travailler la profondeur de champ, un atout de la photographie que les appareils de poche avaient perdu.

Ensuite, la plupart des compacts haut de gamme offrent des objectifs interchangeables. Les «zooms à tout faire», pratiques mais moyennement performants, peuvent être remplacés par des optiques à focale fixe, plus lumineuses et plus fines.

Enfin, ces appareils ne se contentent plus de l’écran de visée que l’on regarde bras tendus, en clignant des yeux au soleil: ils proposent de vrais viseurs – optiques ou électroniques – pour mieux maîtriser le cadrage. S’y ajoutent des stabilisateurs d’image et des autofocus dernier cri.

Ce concentré de technologie a un prix. Les modèles les moins chers comme le Canon G1X (capteur APS-C 14 MP, zoom non interchangeable) ou le Panasonic GX1 (APS-C 16 MP, objectifs interchangeables) coûtent entre 700 et 800 francs – soit autant voire plus que les reflex entrée de gamme de Nikon ou Canon. On sent ici un effet de mode: elle s’éloigne des gros boîtiers à objectifs protubérants qui signalent le photographe cent mètres à la ronde pour privilégier la légèreté, la discrétion.

Sur ce, venons-en à notre test, qui compare les trois compacts les plus performants, vendus depuis peu en Suisse. Chacun a sa personnalité: le Fuji X-Pro 1 joue la carte du classicisme, le Sony NEX-7 mise sur l’innovation, l’Olympus OM-D réinvente, sous forme numérique, le reflex des années 1980. Plutôt que de les décrire à tour de rôle, nous les avons comparés selon six critères.

1 ERGONOMIE, PRISE EN MAIN

Le boîtier du NEX-7, très mince, est doté d’une poignée que les doigts enveloppent parfaitement. Il se fait oublier dans la main et en devient le prolongement – très appréciable en photographie de rue. L’Olympus OM-D, avec son appui pour le pouce, offre aussi une prise assez rassurante. Le Fuji X-Pro 1 convainc moins, sauf si on y visse une poignée accessoire (en option). En ce qui concerne les commandes, les trois systèmes diffèrent mais se valent globalement une fois qu’on a compris la logique de chacun. A signaler: leNEX-7 et l’OM-D ont un écran articulé – très utile pour photographier au-dessus de la foule, à ras du sol, ou discrètement. L’écran du Fuji est fixe. Sur l’ensemble, avantage au Sony.

2 VISÉE

Le très beau et pratique viseur hybride du Fuji permet de bien cadrer et de lire les informations utiles dans toutes les conditions de lumière. Cela étant, les viseurs électroniques progressent à grands pas. Celui du NEX-7 affiche des performances techniques supérieures à l’OM-D, mais à l’œil, ce dernier l’emporte: plus net, il est aussi moins «granuleux» en basse lumière. Egalité entre Fuji et Olympus sur ce point, mais Sony n’est pas loin derrière.

3 RÉACTIVITÉ

La mesure de la lumière étant bien maîtrisée par les trois appareils, la différence se fait sur l’autofocus. La vitesse et la fiabilité de l’OM-D sont époustouflantes, renforcées par un stabilisateur d’image sophistiqué et très efficace. Le NEX-7 est très réactif lui aussi, tandis que le X-Pro 1 montre ici son talon d’Achille. Son autofocus est plus lent; surtout, il peut tromper en signalant comme nette une zone qui ne l’est pas sur l’image finale. Cela devrait être corrigé par une adaptation du logiciel. Vainqueur dans cette catégorie: Olympus.

4 QUALITÉ D’IMAGE

Le capteur APS-C du Fuji, sans filtre antimoiré grâce à une nouvelle disposition des microcellules, fait des merveilles en basse lumière et surclasse les deux autres. Sa résolution égale celle des reflex professionnels. Mais il faut aussi souligner l’excellente performance de l’Olympus OM-D qui, bien que d’un format plus petit (18 x 13,5 mm), donne des images au piqué chirurgical. Avec ce modèle, les compacts «4/3» font un saut qualitatif. La palme revient néanmoins au X-Pro 1.

5 ÉVOLUTION DU SYSTÈME

Le système «4/3» offre une trentaine d’optiques à tous niveaux de prix et de qualité. La gamme NEX de Sony comporte plusieurs objectifs, dont la qualité n’est pas toujours à la hauteur des 24,7 millions de pixels du NEX-7, (et le Zeiss 24 mm coûte un millier de francs). Fuji propose trois objectifs à focale fixe, et une bague adaptatrice qui permet de monter des optiques Leica. Avantage: Olympus.

6 PRIX

Vendu 1300 francs environ avec le zoom 12-50 mm, l’Olympus OM-D est le plus avantageux des trois, devant le Sony NEX-7, que l’on trouve à partir de 1400 francs avec le zoom standard 18-55 mm. Le Fuji X-Pro 1 est nettement plus cher, à 1900 francs le boîtier nu, chaque optique coûtant plus de 600 francs.

VERDICT

Malgré son capteur plus petit, l’Olympus OM-D donne des résultats soufflants en termes de rapidité et de piqué, tout cela dans un boîtier élégant et résistant à la pluie. Il offre la plus large gamme d’objectifs et le meilleur rapport qualité-prix.

Commentaires
  1. Merci pour cette série d’articles, ce fut très intéressant. Toutefois, cela ne changera pas mon choix qui s’est porté sur le Canon Powershot g12, ne serait-ce qu’en regard du prix.

    Je me permets de faire un peu de pub pour la région que j’habite maintenant : l’Andalousie. Comme vous aimez les voyages et la photo, c’est un coin qui peut vous intéresser, notamment le village de Comares, situé dans la région de l’Axarquia. C’est un village blanc typique créé par les Maures entre le 8 et le 9ème siècle et situé sur une montagne à quelques 720 m d’altitude. Quelques photos de ce site pourraient vous intéresser : http://www.turismocomares.es/turismo_comares_FR/photos.html

    Et si vous décidez de venir passer quelques jours, il y a cette maison d’hôtes tenue par un charmant couple chardonneret : http://www.casadelmolinero.es.

    Cordialement.

    • Jean-Claude Péclet dit :

      Grand merci pour la suggestion de visite. A bientôt peut-être
      Et excellentes photos avec le G12. C’est une excllente série de Canon, celui-ci est très abouti.
      JCP

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