Un jour à peine après le Sony NEX-7, voici qu’arrive un nouveau paquet: le Fuji X-Pro1 avec trois optiques s’il vous plaît (18mm, 35mm, 60mm). Hier, c’était congé, j’ai pu déambuler avec le Sony et le tester en situation réelle. Aujourd’hui, reprise du travail et hé! j’ai pas que ça à faire…
Voici tout de même quelques impressions et une première comparaison. Des trois appareils (l’Olympus OM-D étant le 3è), le Fuji X-Pro 1 est le plus volumineux et le plus lourd. Il donne une impression de sérieux. Côté esthétique, je le trouve moins réussi que son petit frère à objectif fixe, le X100, mais c’est une question de goût. Prenons-le en mains. Autant le Sony NEX-7 convainc immédiatement grâce à sa poignée protubérante, autant le X-Pro 1 laisse une impression un peu mitigée sur ce plan. Sa forme fait qu’il tient bien en mains pour la prise de vues, mais le léger renflement du boîtier ne le rend pas aussi agréable et rassurant à transporter à bout de bras droit. On peut grandement améliorer cela en vissant une poignée additionnelle très pratique (sauf qu’il faut l’enlever pour changer de pile ou de carte), mais cela fait des frais et des manipulations supplémentaires. Pourquoi Fuji n’a-t-il pas directement dessiné son boîtier ainsi? Et pourquoi gâché la belle facture du boîtier avec des couvre-objectifs en plastoc malpratiques et des pare-soleil inesthétiques?
La lenteur de l’autofocus étant la principale critique entendue à propos du Fuji, c’est aussi la première chose que j’ai contrôlée. Je confirme: il est sensiblement moins rapide que ceux du Sony ou de l’Olympus, qui sont des bêtes de course sur ce plan. Cela dit, il ne faut pas tomber dans le snobisme. Après tout, l’époque n’est pas si lointaine où même les reflex haut de gamme prenaient 1/4 à 1/2 seconde pour « accrocher » le sujet. C’est à peu près le temps que met le 35mm du Fuji, ce qui n’est pas déshonorant. Le 18mm est plus rapide, le 60mm plus lent (et ce dernier déclare parfois forfait en basse lumière). Plus embêtant que la lenteur, j’ai constaté parfois un décalage entre la zone indiquée comme nette dans le viseur et celle qui l’est réellement sur l’image enregistrée, notamment sur des surfaces planes photographiées en biais. Ce n’est pas grand chose, quelques centimètres, mais cela peut suffire à gâcher une composition. Cela vaut en tout cas la peine de bien vérifier le résultat sur l’écran quand l’image est importante.
(Actualisation après d’autres tests: il y a vraiment un problème de décalage entre la zone indiquée comme nette et le résultat effectif, en tout cas sur l’appareil - neuf - que je teste. Cela n’arrive pas toujours, et c’est très gênant. Typiquement, la cadre de mise au point passe au vert sur un visage… et la netteté se fait 30 cm derrière.)
Je ne vais pas épiloguer davantage sur ce point, déjà amplement débattu ailleurs par des gens qui y ont passé plus de temps que moi. J’aimerais plutôt confirmer un autre point, positif celui-là, du Fuji X-Pro1: son incroyable qualité d’image, particulièrement quand on « monte » les ISO. J’ai réalisé deux photos du même sujet faiblement éclairé avec le Sony NEX-7 et le Fuji, sensibilité réglée à 3200 ISO, prise de vue 1/50e de seconde à f4, focale 35mm. Les photographies (fichiers jpeg) n’ont pas subi de retouches. Je vous laisse juge, mais pour ma part, je trouve que dans les zones d’ombre, le Sony commence à déclarer forfait en montrant un grain pas trop esthétique, tandis que le Fuji livre encore une image très propre. And that’s all for tonight, folks.
Image du Sony NEX-7:
Image du Fuji X-Pro 1: