dimanche 20 juin 2010

Vallon du Nozon


Pour autant qu'elle ne tombe pas trop fort, obligeant à essuyer constamment le devant de l'objectif, la pluie est la compagne du photographe. Elle épure l'atmosphère, les nuages atténuent les contrastes. Il existe d'ailleurs, quand on y fait attention, d'infinies variétés de couvertures nuageuses, dont certaines ont la particularité d'aviver les couleurs et ainsi conférer une tonalité plus dramatique au paysage.
La pluie fait aussi gonfler les rivières. Elles en ont besoin. Malgré les précipitations de ces derniers temps, le Nozon n'a pas encore retrouvé son niveau normal de saison. Peut-être les gens ont-ils l'impression que "l'été est pourri", mais en réalité, la pluviométrie n'avait rien d'exceptionnel jusqu'ici. Et l'année passée était très sèche. Il faut donc encore de l'eau.
Tout ça pour dire que je n'étais pas vraiment mécontent de me faire arroser ce samedi entre Pompaples et la cascade du Dard. En fait, mon objectif n'était pas ce qui figure sur ces images: je m'intéressais aux feuillages mouillés. Il faut dire que la luxuriance de la végétation est exceptionnelle cette année. Le vallon du Nozon ressemble en ce moment à une vraie petite jungle.
Mais je n'ai pas trouvé l'angle ou la manière de rendre ce qui avait d'abord attiré mon regard. Je l'ai reporté sur les branchages, leurs imbrications, les effets de flou et de net autour de quelques magnifiques specimens. Et puis, bien sûr, le Dard, tout au fond, toujours magique, avec des oiseaux qui faisaient du rase-mottes sur la rivière.

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