"Berlin (ats/afp) Knut, l'ours polaire du zoo de Berlin élevé au rang de célébrité internationale, souffre de graves troubles du comportement, selon une étude de l'organisation de défense des animaux Peta. Le mammifère, âgé de trois ans, est notamment la proie d'attaques de panique. «Lui et sa compagne Gianna souffrent définitivement de troubles du comportement», a indiqué mercredi l'expert de Peta spécialisé dans les ours polaires, Frank Albrecht. Sa démarche ne suit pas d'objectif précis mais il «erre ici et là» comme un fou, selon l'expert. Il n'a toutefois pas confirmé les informations de presse sur les tendances à l'automutilation du plantigrade."
Je ne publie pas cette nouvelle parce que je me passionne pour le sort de Knut (que je plains, néanmoins), mais parce que cette dépêche, comme d'autre faits divers internationaux, se retrouvent de plus en plus sur le fil SUISSE de l'Agence télégraphique du même nom. Pourquoi? Parce que l'ATS ne fait plus son travail dans son pays de base, pardi! Alors, elle bouche les trous, de plus en plus souvent, avec des services de presse, des dépêches répétées trois ou quatre fois selon leur stade de préparation (du "flash" au "développement"), et du ballast étranger qui n'a rien à faire dans l'information nationale.
Avant, il y avait un peu de concurrence en Suisse avec l'agence Associated Press. C'est fini. Donc l'ATS se laisse aller. Il se passe des week-ends où elle ne diffuse qu'une ou deux nouvelles, en tout et pour tout, sur son fil en français. Je n'ai pas comparé avec l'alémanique, ce serait d'ailleurs intéressant.
C'est gentil de nous parler des tendances à l'automutilation de Knut, mais il me semble que celles à l'automutilation de l'agence nationale (re-sic) de nouvelles deviennent alarmantes.
Conséquence de cette situation: les journalistes, dont l'ATS est en principe un outil de travail, payant bien sûr, sont souvent mieux renseignés en surfant sur des sites gratuits, mais en allemand, comme celui du Tages Anzeiger ou de la NZZ.
Conséquence de cette situation: les journalistes, dont l'ATS est en principe un outil de travail, payant bien sûr, sont souvent mieux renseignés en surfant sur des sites gratuits, mais en allemand, comme celui du Tages Anzeiger ou de la NZZ.
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