jeudi 17 juin 2010

U(ne) B(onne) S(oumission)

J'aime beaucoup la première phrase de l'article du Wall Street Journal annonçant que le parlement suisse a finalement voté l'accord UBS, sans référendum, pour livrer 4450 dossiers de clients au fisc américain:
"UBS on Thursday clinched approval from Swiss lawmakers to hand over confidential data on suspected tax dodgers to U.S. officials, ending months of political wrangling over a settlement struck between the U.S. and Swiss governments in August 2009."
"To clinch" veut dire "conclure", selon mon traducteur en ligne Reverso. Dans la phrase ci-dessus, cela donne donc ceci: "UBS a conclu (obtenu?) l'accord des députés suisses pour transmettre etc. etc."
C'est plus qu'une figure de style. La phrase dit bien qui a mené le jeu. L'accord, qu'une grande majorité d'élus désapprouvaient pour des raisons diverses et opposées, a été obtenu au forceps au terme d'un intense lobbying des milieux bancaires et économiques. Et qu'a entrepris UBS, en échange de cette complaisance politique, pour poursuivre ses anciens dirigeants qui ont mis la Suisse dans une telle situation, au regard duquel les 1,5 million de francs payés à Khadafi ne sont que roupie de sansonnet? Rien jusqu'ici, malgré la recommandation pressante de la commission d'enquête parlementaire. Oswald Grübel, boss d'UBS, donne une interview au Temps cet après-midi. Suspense...

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