Dans un récent épisode diffusé sur la TV romande, on voit la directrice sexy du toubib grognon se battre (avec succès) pour augmenter de 12% les forfaits payés par la compagnie d'assurance, car l'hôpital dont elle a la charge est au top du top des soins...
Ca, c'est pour la version servie aux téléspectateurs. Dans les coulisses où se négocient les séries américaines, ça se passe un peu différemment. "Un épisode de Dr. House sur la TSR s'achète 5000 francs suisses pour deux diffusions", écrit Gilles Marchand, directeur de la radio-TV romande dans une tribune libre de L'Hebdo.
On comprend mieux pourquoi les NCIS, Experts, Ménagères désespérées et autres docteurs caractériels sont devenus le ballast de nos chaînes colonisées par le divertissement industriel américain.
Cela dit, le propos de Gilles Marchand est de répondre à une attaque de Jacques Pilet dénonçant la SSR-mammouth (la redevance la plus chère d'Europe, des programmes tous azimuts pour un marché minuscule). "L'affaiblissement de l'audiovisuel public ne profitera pas à une offre privée", écrit Marchand, qui se dit néanmoins d'accord pour que la SSR établisse des priorités plus claires. Il enchaîne sur un projet qui a aussi été esquissé par le nouveau directeur de la SSR Roger de Weck: développer des partenariats entre la SSR et les éditeurs au lieu de se bouffer le nez autour des plateformes internet, où TV et journaux se heurtent frontalement (sur la question de la pub notamment).
Un embryon de partenariat existe en Suisse alémanique, rien en Suisse romande. Une des idées agitées par Marchand est que la Radio-TV produise "des capsules audiovisuelles qui pourraient être mises à disposition sur les plateformes web des journaux."
Comme on jette des miettes de pain aux pigeons?
Les sites web de la SSR n'ont "actuellement pas d'objectifs commerciaux", précise le directeur de la RTS. J'aime beaucoup le "actuellement".
Chongqing, ville inconnue de 32 millions d’habitants
Il y a 1 semaine

1 commentaires:
L'idée des capsules vidéo fournies à Edipresse a déjà été évoquée avec l'éditeur. Il faut toutefois préciser que, selon mes infos, c'est Edipresse qui a approché la TSR sur cette question. Mais cela pourrait déboucher un échange "gagnant-gagnant". Visiblement, Edipresse n'a pas - ou n'a plus - les moyens d'investir dans une grosse infrastructure vidéo. Cet échange serait une dépense raisonnable pour l'éditeur, tout en constituant un revenu supplémentaire pour la TSR. Affaire à suivre...
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