La NZZ résume un discours de Daniel Vasella, patron de Novartis, devant l'assemblée générale Swiss Holdings. Pour mémoire, Daniel Vasella a empoché 20,5 millions de francs l'an dernier.
"Si j'avais pu déterminer moi-même mon salaire, dit-il en substance, celui-ci aurait été plus bas."
Son raisonnement est le suivant: la responsabilité partagée ne fait pas baisser les salaires, mais au contraire monter. Dans plusieurs pays, la durée moyenne de détention d'actions est de trois à six mois. Contrairement à ce qu'affirment ceux qui défendent la "démocratie" des actionnaires, poursuit-il, celle-ci ne favorise pas le long terme, mais le court terme. Déposséder le conseil d'administration de ses responsabilités, et à fortiori la direction, poussera l'un et l'autre à demander davantage en contrepartie.
Supprimons donc les assemblées d'actionnaires, et pourquoi pas les comités de rémunération des conseils d'administration. Laissons les CEO's fixer librement leurs salaires. Vous allez voir: leurs bonus vont s'effondrer.
Comme dit dans le message précédent, on ne guérit jamais de la naïveté.
jeudi 20 mai 2010
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