jeudi 20 mai 2010

"Si ça ne dépendait que de moi, je me paierais moins"

La NZZ résume un discours de Daniel Vasella, patron de Novartis, devant l'assemblée générale Swiss Holdings. Pour mémoire, Daniel Vasella a empoché 20,5 millions de francs l'an dernier.
"Si j'avais pu déterminer moi-même mon salaire, dit-il en substance, celui-ci aurait été plus bas."
Son raisonnement est le suivant: la responsabilité partagée ne fait pas baisser les salaires, mais au contraire monter. Dans plusieurs pays, la durée moyenne de détention d'actions est de trois à six mois. Contrairement à ce qu'affirment ceux qui défendent la "démocratie" des actionnaires, poursuit-il, celle-ci ne favorise pas le long terme, mais le court terme. Déposséder le conseil d'administration de ses responsabilités, et à fortiori la direction, poussera l'un et l'autre à demander davantage en contrepartie.
Supprimons donc les assemblées d'actionnaires, et pourquoi pas les comités de rémunération des conseils d'administration. Laissons les CEO's fixer librement leurs salaires. Vous allez voir: leurs bonus vont s'effondrer.
Comme dit dans le message précédent, on ne guérit jamais de la naïveté.

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