dimanche 16 mai 2010

Rivaz, et l'ouverture du "Vinorama"


Au fond, j'aime assez ce temps d'orage qui traîne, il donne d'assez belles lumières en fin de journée.
Pris mon vélo et la route des vignes jusqu'à Rivaz, village moins connu que son voisin Saint-Saphorin et qui mérite tout autant le détour (notez que les premières images ont été prises à Grandvaux). En revenant par la route cantonale, je suis tombé sur le Vinorama de Lavaux, inauguré ce samedi. A cet emplacement, il y avait des moulins, pendant plus de cinq siècles. Le dernier - qui était en fait un grand silo à blé assez vilain - a fermé en 2001.
De l'extérieur, la nouvelle construction est assez discrète. La nature a regagné ses droits, avec la belle casacade du Forestay. Un passage a été aménagé sous la route pour descendre jusqu'au lac, c'est assez plaisant - à condition qu'on enlève les horribles tuyaux posés à côté de la cascade du Forestay.
Pour le reste, quelques remarques et questions:
La signalisation est quasi inexistante. Il faut vraiment savoir qu'il y a là un endroit pour déguster les vins de Lavaux. Décidément, les gens de la région savent faire du vin, mais trois ans après l'inscription du site au patrimoine mondial de l'Unesco, ils pataugent toujours avec la promotion. Ce qui ne me déplaît qu'à moitié, car il n'y a pas la place pour accueillir les cars de touristes.
A l'intérieur du Vinorama, on arrive dans une salle garnie de casiers à bouteilles. Au centre se trouve un comptoir où l'on croit naïvement pouvoir déguster un verre ou deux. Ah non!... Au comptoir, on reçoit, moyennant un dépôt de cinq francs, une carte électronique que l'on charge de la somme qu'on veut. Muni d'icelle, on se rend dans un étroit couloir noir, vers une sorte d'automate encastré dans me mur. Comme il fait sombre et que les boutons, tout petits, ne comportent aucune indication, on ne sait pas où peser pour 1/2 décilitre, un décilitre ou plus d'une des bouteilles en vitrine. Comme tout le monde est paumé, une dame est là en permanence pour expliquer comment ça fonctionne - vive le progrès et l'automation!
Verre en main, on se bouscule pour sortir au plus vite du couloir et étroit. Donc on revient dans la salle d'accueil.
Pour le reste, tout est noir, à peine éclairé, et donc casse-gueule pour les personnes âgées qui se risquent au sous-sol pour le film sur le métier de vigneron. Pas mal fait, d'ailleurs, le film. Une dame avait la larme à l'oeil en sortant. Mais un couple a failli ne pas trouver son siège, tellement il fait sombre.
Je me demande pourquoi les concepteurs on cru nécessaire de créer une ambiance de sarcophage pour célébrer les coteaux ensoleillés de Lavaux, et si quelqu'un a réfléchi aux circulations à l'intérieur du bâtiment.
P.S.: Le Monde consacre un article aux "Vignes du vertige". Pas super-original dans les adresses conseillées. Mieux vaut flâner une fin d'après-midi dans les caves de Savuit ou de Rivaz.

1 commentaires:

v!cente a dit…

L'avant-dernière, ça sent le fond d'écran.. ;)

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