jeudi 6 mai 2010

La bourse de New York ce jeudi

Moins 998 points (ou -9,2%) en quelques minutes pour le Dow Jones, avant qu'il se reprenne aux alentours de -4% au moment où ces mots sont écrits.
Qui aurait cru la Grèce capable d'assommer Wall Street? Pas moi, en tout cas.
... A moins que, comme cela commence à sortir sur FT Alphaville, une erreur d'ordre sur Procter & Gamble (billions au lieu de millions), par la banque Citi, ait déclenché les votes-panique, hi! hi!
Le site financier Bloomberg.com est planté. Tout cela ne serait-il pas un coup d'al Qaeda? On vit une époque formidable :-))
(Au fait, et sans aucun rapport, les premières traces de pollution pétrolière ont enfin été confirmées sur l'île Freemason dans le Golfe du Mexique. On commençait à s'impatienter...)
Bon, pour revenir à Wall Street, voici le commentaire le plus pertinent que j'ai lu jusqu'ici:
"I suspect that this is only the beginning of a new era of volatility. Markets are a bit like volcanoes, or earthquakes: they’re inherently unpredictable, but if they’re quiet for a while, the magnitude of the next big event is likely to be that much bigger. The trigger for this particular move could have been anything; the lesson to learn is that given the complexity of contemporary financial markets, correlations can pop up anywhere, and a relatively small uptick in something like Portugese CDS spreads can combine with a glitch somewhere in the equity markets to get magnified into an event which wipes out hundreds of billions of dollars in capitalization in the blink of an eye. Or maybe it was the UK election, or a butterfly flapping its wings in Kuala Lumpur: there’s no way of ever knowing."
En clair, la finance globalisée est menacée d'implosion par excès de vitesse et d'information.  Il suffit d'un contexte vaguement anxiogène et incertain (la Grèce, l'euro, les élections anglaises) dans lequel surgit une anomalie d'information. Celle-ci est répercutée instantanément, sans le moindre recul, par les écrans de trading et les médias du monde entier. Ainsi amplifiée, elle déclenche les actions instantanées d'ordinateurs programmés pour réagir à la milliseconde, échappant à tout contrôle humain. Dans "2001, Odyssée de l'espace", le robot Hal pétait les plombs et tuait l'un après l'autre les cosmonautes embarqués dans la mission spatiale. Là c'est le massacre général, immédiat. Banzaï!!!
Au passage, je donne 19 sur 20, au chapitre humour, pour le commentaire suivant:

Tourist07 | May 6 8:33pm | Permalink
Goldman are just hoping they didnt make any money, else they are toast

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