mercredi 19 mai 2010

Chez Goldman Sachs, le client continue d'être le roi (des cons)

L'enquête sur la première banque d'affaires de Wall Street suit son cours, comme on dit.
Je crains, hélas, que la messe soit dite. D'ailleurs, qui met la pression sur GS du côté des actionnaires ou des clients? Pas grand monde, relève mon collègue Sylvain Cypel, du Monde.
A croire que les clients aiment se faire tordre. Tenez, voici la dernière sur Bloomberg. Alors que GS a encaissé des revenus record de 7,9 milliards de dollars au premier trimestre 2010, et que la banque se vante d'avoir perdu de l'argent sur onze jours seulement au cours des douze derniers mois, les gogos qui ont suivi ses conseils ne peuvent en dire autant: sept des neuf "recommended top trades for 2010" de Goldman Sachs se sont soldés par des pertes, selon les calculs de l'agence financière.
Quant au New York Times, il revient sur les hypothèques pourries que GS fourrait dans le gosier de Washington Mutual (la plus grande faillite bancaire de l'histoire américaine en septembre 2008), alors qu'elle-même se débarrassait à toute vitesse des mêmes titres. Extrait:
"A former Goldman partner, who spoke on condition of anonymity, said that the company’s view of customers had changed in recent years. Under Lloyd C. Blankfein, Goldman’s chief executive, and a cadre of top lieutenants who have ramped up the firm’s trading operation, conflict avoidance had shifted to conflict management, this person said. Along the way, he said, the firm’s executives have come to see customers more as competitors they trade against than as clients." Longue enquête, intéressante.

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