Oyez, oyez donc: "les banques suisses se focaliseront à l’avenir sur l’acquisition et la gestion d’avoirs déclarés" et appliqueront l’article 26 OCDE qui prévoit l’entraide administrative au cas par cas pour tous les délits fiscaux. Ce qui revient, pour la clientèle étrangère, "à abandonner la distinction entre fraude fiscale et soustraction fiscale".Le communiqué de presse nous apprend aussi que l'ASB a "ouvert un compte twitter par le biais duquel nous allons désormais publier des communiqués de presse, des prises de position et des informations intéressantes sur la place financière suisse".
Alors ça, c'est grave cool! Avec Twitter, nos gnomes zurichois et genevois sautent à pieds joints dans le XXIème siècle. Finie, la langue de bois sur trois pages A4. Désormais, ce sera concis, au fait, sans fioritures inutiles. Djeûne, quoi.
Je vois déjà le message que découvriront les clients sur leur Blackberry ou leur iPhone la prochaine fois qu'un employé indélicat vendra un disque dur (volé) de données confidentielles au fisc allemand:
"Ca craint Outre-Rhin. Déclarez ou dégagez :-(("
A part l'Association suisse des banquiers, une autre institution assiégée a décidé de contre-attaquer plus rapidement grâce à Twitter, nous apprend Bloomberg ce lundi: le président vénézuélien Hugo Chavez.

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