lundi 12 avril 2010

Sa semaine

Le compliment est signé Dmitri Medvedev: "La chose la plus importante qui distingue Barack Obama des autres - et je ne nommerai personne - c'est que c'est quelqu'un qui réfléchit".
Evidemment, on aimerait bien savoir qui sont "les autres". En attendant, le mot du président russe ne passe pas inaperçu, d'autant plus qu'il ajoute: "Il n'y a pas eu un moment au cours de nos entretiens où il n'était pas parfaitement au courant de ce qui était sur la table. C'est très bien. Après, je dirais que c'est un homme très agréable avec qui c'est un plaisir de travailler".
C'est la semaine des gentillesses pour l'hôte de la Maison Blanche. Celle qui suit ne vient pas d'un homme d'Etat, mais d'un éditorialiste influent, comme on dit. Philip Stephens, du Financial Times, était de ceux qui craignaient la faiblesse du nouveau président. Eh bien, "Obama n'est pas Jimmy Carter, après tout", écrit-il. Il a plutôt l'air d'un leader qui maîtrise son agenda. Que ce soit sur le dossier nucléaire au plan international ou sur la réforme de la santé aux Etats-Unis, il garde le cap, sans (trop) se laisser déranger par les remous quotidiens et inévitables de la politique politicienne. On n'en dira pas autant de Nicolas S., président-pompier qui court d'un incendie à l'autre pour y verser parfois un seau d'eau, parfois un bidon de kérosène quand il s'agit des rumeurs sur son couple.
Alors, Obamania, le retour? Pas aux Etats-Unis en tout cas, où le soutien aux démocrates (41%, contre 55% début 2009) est le plus bas depuis 18 ans. Mais avec le répit économique qui se dessine, il y a de la remontée dans l'air.

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