dimanche 11 avril 2010

Les Angliches sont décidément pressés d'enterrer la Grèce et l'euro

Il arrive aux meilleurs de se tromper, ce qui rassure les médiocres dont je fais partie. Ainsi, dans son édition de vendredi dernier, The Economist explique pourquoi les marchés sont repartis à l'assaut de la Grèce et de l'euro la semaine dernier. L'hebdomadaire souligne que "tout soutien de l'Union européenne doit être approuvé par les 16 membres de la zone euro" et que "la colère allemande contre les Grecs dépensiers pourrait facilement retarder la distribution du cash" si les marchés obligataires venaient à bouder Athènes. Et The Economist d'aligner toutes les raisons pour lesquelles la Grèce est en chute libre et incontrôlée.
Sur quoi, on apprend ce dimanche que les 16 Etats de la zone euro ont mis à disposition de la Grèce, avec le Fonds monétaire international, 30 milliards d'euros à un taux d'intérêt de 5% (contre un peu plus de 7% sur les marchés récemment). C'est au gouvernement grec de dire s'il veut actionner ou pas ce mécanisme.
Le fait est qu'avec cette bouée, il pourra passer les deux mois délicats d'avril et mai où il doit trouver plus de dix milliards d'euros pour refinancer une partie de sa dette.
N'en déplaise aux pythies de la City, la chute d'Icare n'est pas encore pour demain. Evidemment, cela ne signifie pas non plus qu'il est sorti d'affaire. La dette grecque tourne autour des 300 milliards d'euros, et ce boulet continuera encore longtemps de tirer le pays vers le bas.

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