Une collègue qui a assisté à la Conférence globale sur le journalisme d'investigation à Genève en sort (sur Facebook) "enchantée, reboostée, motivée près avoir pu constater que la grande et belle famille du journalisme d'investigation est toujours vivante".
"La famille, oui! Mais le journalisme d'investigation, lui, est-il toujours vivant?", lui répond une autre collègue. "On verra ce que ça donne dans la pratique! Des sujets?", ajoute un autre. "Euh...où est son fief? Ai perdu l'adresse", demande une troisième intervenante.
Ben alors, c'est quoi ces persiflages cyniques? Le journalisme d'investigation existe, et en plus il fait vendre. La preuve dans Le Soir du week-end dernier. Notre collègue Colette Braeckman, fine connaisseuse de l'Afrique, répond sur trois pages à la question: "La Belgique a-t-elle pillé le Congo?", qui marque son demi-siècle d'indépendance, comme 16 autres pays africains.
Ce qui m'a frappé en première page du journal est le surtitre, en gros caractères: "Une semaine d'enquête".
Qu'un journaliste consacre cinq jours pleins de travail au même sujet est devenu un scoop.
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