vendredi 23 octobre 2009

Jean apprend

Bon, bon. Jean S. qui n'en a pas parlé précédemment au président Nicolas S., mais en revanche à son papa Nicolas S., a donc décidé tout seul, comme un grand, de renoncer à présider l'EPAD, l'organe public qui développe le quartier d'affaires de la Défense à Paris.
Il mûrit à vue d'oeil, ce jeune homme. Vous avez vu cette tête d'ange, sa coupe de cheveux et ses lunettes sur les dernières photos? On lui signerait les yeux fermés un contrat d'assurance pour la voiture, la TV à écran plat et le lave-vaisselle.
Jean S. ne supportait pas l'idée "de vivre avec le soupçon" au-dessus de sa tête. Soupçon de népotisme, s'entend. OK, il aurait peut-être pu y penser avant, mais il lui fallu moins de trois semaines pour comprendre, ce qui confirme que le fils de Nicolas S. est un futé.
Pour ce qui est du soupçon, en général, je ne suis pas sûr que son revirement de dernière minute change grand chose. Pour ma part, j'aurais bien aimé que Jean S. s'accroche. Parce qu'alors, la presse française aurait été amenée à s'intéresser de plus près au fonctionnement de l'EPAD, l'organe qui planifie l'urbanisme de la Défense, aux rapports qu'il entretient avec ses prestigieux investisseurs. Pour voir les projets de tours - nombreux - du quartier, c'est ici. Et sur la réaction des locaux à ce Manhattan parisien, ici.
En attendant qu'il se réalise, voici, pour la bonne humeur du vendredi, une chronique de François Reynaert dans le Nouvel Observateur, "L'ascète au beurre".

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