lundi 31 août 2009

Ours chinois

La bourse de Shanghai (-6,7% ce lundi, sa plus grosse baisse en une séance depuis juin 2008) a lâché 23% de sa valeur depuis début août, ce qui correspond à la définition du "bear market". Voici un mignon commentaire de Chen Dongqi, vice-directeur de la Commission nationale pour la réforme et le développement: "L'argent des Chinois a été gagné durement en vendant des chaussettes, des boutons, des fermetures Eclair, des soutiens-gorge et des meubles. On devrait au moins pouvoir garantir la valeur des investissements."
Comme on dit par chez nous: "compte dessus et bois du lait" (frelaté). Tout le monde sait que la bourse chinoise est un casino, à commencer par les Chinois eux-mêmes, qui ont le goût du jeu chevillé au corps. On peut en revanche se faire du souci quand on voit que les investisseurs occidentaux calquent leurs réactions, de plus en plus, sur le yo-yo de Shanghai. Faut-il qu'ils aient perdu leurs repères traditionnels.

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