... comme le montre cette image prise hier matin peu avant huit heures, quand les brumes laissées par les pluies diluviennes de la veille ont commencé à s'évaporer sur la Gaspésie.
Même en vacances, difficile d'oublier qu'on est journaliste. Pas tellement à cause des nouvelles du monde, dont le flot filtré depuis ici n'a pas l'air bouleversant. Plutôt à cause de ce que j'ai sous ma fenêtre d'hôtel ce matin à Dalhousie: le parking vide de l'usine Abitibi Bowater. Ses rouleaux de papier, des milliers de tonnes par an, alimentaient les rotatives de journaux qui soit ont fermé, soit diminuent leur pagination. L'usine a été
fermée en janvier 2008, 400 personnes ont perdu leur emploi dans cette ville de moins de 4000 habitants. Un témoignage
ici. Le groupe lui-même, présent dans une trentaine d'endroits en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne et en Corée ne va pas fort, il s'est placé sous la protection de la loi sur les faillites ce printemps. Ce qui n'a pas empêché son conseil d'administration de voter un
parachute doré de 17 millions de dollars canadiens environ à son président sortant, alors que la situation précaire de la société était largement connue. Le sursis concordataire a bloqué une partie de ce cadeau, comme il a bloqué une partie des indemnités à verser aux employés licenciés.
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