C'est LA vidéo de la semaine (avec traduction anglaise sur le site de la BBC - attendez les 20 secondes de pub, ça en vaut la peine).
Vladimir Poutine y pratique un exercice dont il a le secret, le pilori télévisé, sur la personne d'Oleg Deripaska (photo), l'oligarque qui était considéré en 2008 comme le Russe le plus riche du monde avec une fortune estimée à 40 milliards de dollars, No 2 mondial de l'aluminium. Enfin, tout cela, c'était avant la crise. Oleg a aujourd'hui quelques soucis, une de ses usines a fermé, les ouvriers n'ont pas été payés et ont commencé à manifester.
C'est ici qu'entre en scène Super-Poutine. On le voit visiter l'usine - "qui ressemble à un champ d'ordures", grince-t-il devant les caméras avant de demander "pourquoi tous les responsables détalent comme des cancrelats". Car il a convoqué tout ce monde, en conférence de presse, pour humilier publiquement Deripaska, qu'il oblige à signer un document où ce dernier s'engage a remettre les lieux en état et en activité, faute de quoi il sera exproprié. Oleg s'exécute, la tête basse. Poutine n'oublie pas de lui réclamer le stylo en retour et conclut sur une menace à tous les hommes d'affaires présents.
Comme dit la BBC, reste à savoir où Deripaska trouvera l'argent pour tenir sa promesse, car il a aujourd'hui des milliards de dettes. L'autre question porte sur la méthode. En pratiquant de la sorte, Poutine remet au goût du jour les procès-spectacles du stalinisme. Succès d'audience garanti, mais pour quelle efficacité générale dans la lutte contre la corruption?
Underbelly: Bring Me the Blog of Dan Froomkin
Il y a 18 heures

1 commentaires:
Plutôt pas mal comme démonstration de force, une manière de se montrer puissant en temps de "criiiIiiise", mais aussi une tentation d'utiliser de vieux moyens efficaces ?
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