vendredi 19 juin 2009

Verdict en latex

Décidément, je me disperse. Mais tous ces commentaires - généralement féminins - sur le verdict "équilibré" du procès de Cécile Brossard à Genève m'énervent. Vous y croyez, vous, à la thèse de la pauvre femme pas très futée qui tue dans un moment de passion le banquier Edouard Stern, ci-devant amateur de sexe latex? Moi, pas une seconde. Le million-prêté-mais-pas-rendu a joué, évidemment, un rôle essentiel dans cette affaire (ceci est un blog à connotation économique, ne l'oubliez pas). A l'énoncé du verdict, Cécile Brossard déclare ceci : "je cacherai tout ce que je sais sur Edouard jusqu'à ma mort". Ce que je lis comme: "attention, j'ai encore quelques balles en réserve dans mon barillet pour le cher cadavre si sa famille ne me laisse pas tranquille" (à moins qu'elle n'ait songé au versement d'une rente de veuve inconsolable?). Il s'agissait de ne pas trop salir la mémoire de la victime, et tant mieux pour la meurtrière. Maître Bonnant, avocat de la partie civile, m'a paru bien mollachu et un brin vieilli sur ce coup. Je l'ai connu plus hargneux quand il s'agissait de démolir méthodiquement un confrère journaliste qui avait eu l'impudence de s'attaquer au banquier Safra, mort enfumé dans son loft monégasque peu après. Paix à ses cendres.

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