lundi 11 mai 2009

Quand Barack Obama prend le "maquis"


En Afrique, les "maquis", autrefois appelés aussi "cul par terre", sont des restaurants populaires qui offrent des repas simples et bon marché, typiquement une portion d'attiéké, à base de farine de manioc, et de poisson frit ou de poulet qu'on mange avec les doigts pour un millier de francs CFA (moins de deux euros) dans les rues d'Abidjan. Je cite le Petit Futé: "Basés sur un échange de bons procédés, les maquis se présentent à l'origine comme des espaces d'accueil visant à recréer un semblant de cour familiale pour les ouvriers venus de toute la sous-région, à une époque où la Côte d'Ivoire drainait une main d'oeuvre importante; de leur côté, les mères de famille qui géraient ces cantines populaires en retiraient un complément financier leur permettant d'augmenter le budget consacré à la maisonnée. Gérés de façon familiale et privée, ces petits restaurants fonctionnaient souvent dans l'illégalité la plus totale et l'on y écoulait en quantité viande de brousse et gin de fabrication artisanale, ce qui constitue une des explications possibles de l'appellation maquis."
Aujourd'hui, les maquis se sont diversifiés et accueillent toutes les classes sociales. Il n'est pas rare que des BMW et des 4x4 rutilants se disputent les places de parc devant ceux que la rumeur urbaine décrète à la mode, comme chez "Ambroise". Les célébrités se font et se défont, aussi précaires que les abris et bancs de bois dont certains sont faits. Et comme le langage poétique des Ivoiriens s'adapte vite à l'actualité, le nouveau président américain, très populaire ici, a déjà fait son apparition sur la décoration des minibus et dans la gastronomie locale, comme en témoigne cette photographie prise à Diwo.

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