lundi 11 mai 2009

Croissance africaine: 2,8% en 2008, 4,5% en 2010 selon l'OCDE

Puisqu'il pleut (lire ci-dessous), c'est l'occasion de consulter les mails, parmi lesquels figurent ce 11 mai les "perspectives économiques en Afrique" de l'OCDE. Après cinq années de croissance à plus de 5% de moyenne, le rythme ralentira de moitié à 2,8% en 2009, prédit l'OCDE. Les investissements étrangers ont baissé de 10% l'an dernier, estiment les auteurs de l'étude, tandis que l'aide officielle au développement a progressé. L'objectif de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour ne pourra probablement pas être atteint.
Le rapport contient aussi des points positifs. L’Afrique est en meilleure position pour affronter la crise aujourd'hui qu’il y a dix ans, estime l'OCDE. De nombreux pays ont entrepris des réformes économiques prudentes au cours des dernières années, ce qui a permis de renforcer l’équilibre fiscal et de ramener l’inflation en deçà de 10 %. Nombre d’économies ont aussi bénéficié d’un allègement considérable de leur dette, ce qui explique que la faiblesse du ratio service de la dette/exportations dans la plupart des pays. Par ailleurs, «les marchés émergents d’Asie et d’Amérique latine constituent des partenaires de plus en plus importants en termes d’échanges et de développement, ce qui limite aussi la vulnérabilité du continent à la performance économique des pays de l’OCDE», relève Javier Santiso, Directeur et économiste en chef spécialiste du développement humain du Centre de développement de l’OCDE.
Pour Louis Kasekende, économiste en chef de la Banque africaine de développement, "la décennie de réforme a permis de rendre la gestion macro-économique plus efficace et d’accroître la compétitivité des économies africaines. Les pays doivent donc renoncer à mettre en oeuvre des politiques qui restreindraient l’intégration du continent à l’environnement commercial et financier mondial».
A relever, puisque je m'intéresse en ce moment au cacao, que le prix de cette matière première a jusqu'ici mieux résisté que celui d'autres au tsunami financier.
Enfin, dans les nouvelles marco-économiques africaines, les marchés attendaient avec une certaine appréhension les nominations ministérielles du nouveau président sud-africain Jacob Zuma. Allait-il conserver son respecté ministre des finances Trevor Manuel? Celui-ci a été remplacé par Pravin Gordhan, dont le choix est jugé judicieux, tandis que Trevor Manuel lui-même dirigera une commission de planification économique. Dans l'ensemble, ces choix, ainsi que celui du ministre de la santé, ont plutôt rassuré.

2 commentaires:

drgoulu.com a dit…

avec plus de 3% de croissance démographique dans beaucoup de pays africains, il est difficile d'améliorer le PIB/habitant ...

la Chine et l'Inde n'ont commencé à émerger qu'au prix d'une drastique limitation des naissances. Peut-être vaudrait-il mieux produire moins de bébés que plus de cacao ...

données : http://www.nationmaster.com/graph/peo_pop_gro_ann-people-population-growth-annual

Anonyme a dit…

Pertinent l'avis de drgoulu. La Chine a eu une politique très autoritaire et centralisée pour y parvenir. Comment l'Inde s'y est donc prise ? et ... transposable dans certains pays africains ?

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