Un lecteur des articles et commentaires sur le changement de boss chez UBS dans Le Temps de ce jour m'écrit ceci. A garder dans un coin de la tête:
"On ne va pas chercher le CEO depuis peu à la retraite de son concurrent principal sans l'accord des administrateurs des deux sociétés. S'il y a eu accord, et je n'en doute pas, c'est qu'un changement de paradigme dans le monde bancaire suisse est en préparation, que ce soit en relation avec le secret bancaire, une nouvelle répartition des rôles sur le marché suisse avec les banques cantonales qui pourraient entrer dans le grand corporate financing sous l'égide de la ZKB, l'accès de Postfinance au statut de quasi banque. Il pourrait en résulter une seule grande banque suisse de niveau international capable de tenir tête aux nouveaux géants mondiaux qui émergent et vont émerger de la crise suite à des fusions plus ou moins voulues. Oswald Grübel pourrait avoir la tâche de nettoyer impitoyablement l'UBS pour la rendre fusionable avec le CS. Grübel a la confiance du CS, ce qui est très important dans une telle opération. Avec Grübel à l'UBS, ça risque de saigner dur. Il n'a pas non plus accepté ce job par amour pour UBS et la Suisse. Il est imprégné du CS jusqu'à la moëlle."
Je lui ai fait remarquer que ce scénario est politiquement incorrect en ce moment, à quoi il ajoute ceci:
"Comme il était politiquement incorrect de dire que le futur de Swiss passait par Lufthansa, que la pérennité d'ABB passait par la vente de sa division de base de power generation à Alstom, et comme il est aujourd'hui politiquement incorrect à Zurich de dire qu'après Franz et Dormann, un troisième Allemand est en charge de restructurer un poids lourd de l'économie suisse."
The Senate's Disappointing Rating Agency Reform Proposal
Il y a 5 heures

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