vendredi 13 février 2009

Vive l'Europe forte, by Jove!

Quand on connaît la méfiance viscérale des Anglo-Saxons pour tout ce qui ressemble à un "super-Etat" européen, l'éditorial du Financial Times de ce jour vaut le détour. Il s'en prend d'abord aux propositions ouvertement protectionnistes de Nicolas Sarkozy sur l'automobile, ce qui n'est pas très neuf, et y ajoute le nationalisme financier de Gordon Brown, ce qui est déjà plus fair-play. Mais le plus original vient ensuite. Le nationalisme économique qui enfle sous nos yeux n'est pas né avec la crise, dit le FT: il remonte à une quinzaine d'années, quand les leaders européens ont décidé de tirer un trait sur l'ère Delors, trop centralisatrice à leurs yeux. La pouvoir a été progressivement rapatrié danns les Etats, et c'est pour cela que l'UE peine tant à coordonner ses plans de sauvetage bancaires ou de relance. "Cette union a besoin d'une Commission plus forte". Si ce sont les Britanniques qui le disent...

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