mardi 17 février 2009

Qu'allait-il faire dans cette galère? (Il en est sorti)


Sir Allen Stanford, roi du cricket, de la banque et de l'immobilier, est accusé par la Securities and Exchange Commission d'avoir menti aux investisseurs à propos des rendements de sa banque Stanford Investment Bank, qui annonce 8,5 milliards de dollars sous gestion et 50 000 clients à fin 2008. Déjà, on soupçonne une affaire Madoff bis à propos de la nébuleuse Stanford Group, qui affirme gérer au total 51 milliards de dollars.
Or il se trouve que celle-ci a quelques accointances avec la Suisse. Une filiale dédiée à la clientèle super-riche (peut-être un peu moins ce soir) a pignon sur rue Dreikönigstrasse à Zurich. Généreux, le groupe a donné 1 million de francs au Kinderspital de Zurich. Plus étonnant, on apprend par un communiqué de la société qu'au 1er avril 2008 - ça ne s'invente pas - l'ancien président de la Confédération Adolf Ogi est entré au Conseil consultatif international de Stanford Financial Group. Adolf Ogi "incarne notre engagement à poursuivre l'excellence dans tout ce que nous entreprenons", dit le communiqué. On espère que notre Dolfi national n'a pas aussi mis ses économies dans le groupe!
Post scriptum: Mercredi 18 février à 9 heures, Le Temps a eu au bout du fil Adolf Ogi, qui semblait peu au fait des démêlés judiciaires de Stanford Group. Il allait se renseigner plus à fond, disait-il. Ca n'a pas traîné: deux heures après, il rappelait votre serviteur pour annoncer qu'il remettait sa démission illico. Et on dit que les Bernois sont lents...

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