Si j’ai bien compris… (petite suite gitane)

Travailler sur un sujet concernant les gens du voyage (ils n’aiment pas que l’on utilise le mot "Gitan") est toujours une expérience déconcertante. Disons qu’elle bouscule passablement les catégories établies du journalisme, à commencer par la vérification des faits et des noms.

Jeudi dernier et hier, j’étais à Muraz en Valais, où un mariage gitan (désolé, je dois recourir à ce mot, faute de synonymes compacts) a fait couler pas mal d’encre. Cas classique: les 50 caravanes (devenues près de 100 au fil des jours) ont-elles violé la propriété privée de l’agriculteur Paul Kunz, où elles se sont installées? Vu qu’il ne connaît personne, le journaliste "gadjo" pénétrant dans un camp va chercher à parler à un "chef". Il va d’abord tomber sur une caravane où, au pire, on lui fera comprendre de façon directe qu’il n’est pas le bienvenu; au mieux, on l’invitera à prendre une tasse de café pour lui vendre des tapis (ça fait très cliché, mais c’est comme ça).

Bon, mais le chef? Généralement, il n’est pas là, il faut revenir plus tard. Ce que j’ai fait jeudi. Au deuxième passage, le Gitan qui m’avait reçu (se présentant comme Antonio) m’amène vers un vieux monsieur devant une caravane proche, à côté d’une dame âgée elle aussi, assez forte et plutôt négligée, affalée sur une chaise de camping avec des tubes qui lui sortent du nez pour aller vers une sorte d’appareil respiratoire. Elle me réclame des sous pour ses soins tandis que le vieux monsieur confirme d’un hochement de tête qu’il est "pasteur". C’est à peu près la seule information que je tire de lui. A moi, il ne me fait guère l’impression d’un chef, mais qu’est-ce que j’en sais? Toute phrase sur les gens du voyage devrait commencer par la formule "si j’ai bien compris…"

Antonio me fait faire le tour du camp – en voiture – pour chercher un autre chef, sans succès. Au moment de me déposer devant mon propre véhicule, il freine pile. Une grosse BMW s’est arrêtée à côté de nous. "C’est lui le fiancé", assure Antonio. Je sors, me présente, demande si je peux assister à son mariage. Le gars en lunettes de soleil genre pilote américain, montre d’un kilo, me toise comme si j’étais une contravention tombée par erreur sur son pare-brise, mais hoche la tête. Fort de ces trois contacts, je me dis qu’il devrait être possible d’assister au mariage avec un photographe.

En quoi je ne me trompe pas. Mais je constate vite qu’il y d’autres "chefs" que celui qu’Antonio m’a présenté. Le père de la mariée (qui semble être le maître de cérémonie de la journée  et surtout celui qui paie la fête) est un "chef", comme celui du marié, ou ce monsieur moustachu dont la chemise blanche s’arrondit sous la bedaine. Je lie conversation avec Jean-Claude, un Gitan de 74 ans, qui éclaire plus ou moins ma lanterne en me désignant "un pasteur très important, qui a de l’influence jusqu’à Berne". L’homme est spectaculaire: ventre bien arrondi, crâne chauve sous un borsalino, lunettes de soleil. "C’est vrai que vous êtes un pasteur très important?" lui demandé-je. "Dieu seul est important, nous sommes ses commis", répond-il avec un sourire énigmatique. Je l’observe. Il est parfois en retrait, parfois en conciliabule avec d’autres hommes sous un auvent, lance des instructions brèves qui semblent suivies au quart de tour. Lui me fait l’impression d’un vrai chef, spirituel (les Gitans sont évangélistes) mais aussi temporel.

Je retrouve le fiancé, encore en T-shirt alors que midi approche, décontracté et apparemment peu impressionné par l’événement. Il m’a l’air plus jeune qu’il y a deux jours. Au fait, comment se nomme-t-il? "Porado", me répond-on. Je note sur mon calepin. "Son nom, c’est Tyson", me corrige-t-on plus tard. Très bien. Au moins, c’est le bon fiancé, tandis qu’une collègue alémanique interviewe consciencieusement un  jeune homme avant de réaliser qu’il n’est pas concerné par ce mariage. Et la fiancée? Un groupe de jeunes s’évertue à prononcer son nom – "Raboueka", en phonétique. Cela fait rire un autre participant à qui je le répète: "Elle, c’est Grovquinia, dit-il, Raboueka est un surnom." Va pour Grovquinia. Son âge? 17 ans selon les uns, 16 d’autres, 15 d’autres encore. Je prends la moyenne. Et son père, il s’appelle bien Spaniolo? Je lui montre ce que j’ai écrit sur mon calepin. "Je ne sais pas lire ni écrire, je ne suis jamais allé à l’école, monsieur." Je n’ai pas l’air con…

Plus studieux que moi, le photographe Sébastien Anex a étudié les rites de mariage gitans sur internet avant de venir (les trois photographies illustrant ce texte sont de lui). Il me raconte des histoires de morceaux de pains sur lesquels les fiancés déposent une goutte de sang avant de se l’échanger et de le manger, ou de pincée de sel sur le genou. Spaniolo, à qui j’en parle, se fend d’un sourire ironique: "rien de tout cela". Quoi alors? Je n’en saurai rien. Les pasteurs interrogés restent vagues au possible, et la cérémonie à laquelle je pensais assister samedi matin n’a pas encore eu lieu quand je dois rentrer pour écrire, à 17 heures. "On prie un peu avec le pasteur, ça dure à peine vingt minutes", me disent plusieurs personnes.

Tout cela n’a pas l’air très solennel. Samedi jusqu’à midi, la grande cantine toute enguirlandée de drapeaux suisses est laissée aux gosses qui crèvent consciencieusement  les ballons rouges en forme de coeur mis en grappe pour les mariés. La mariée se fait coiffer à la Migros d’Aigle, ses copines se poudrent d’or et s’habillent de robes lamées qui feraient passer la cérémonie d’ouverture des JO pour une grise séance du Conseil fédéral. Un bout de chou se promène avec une cravate plus longue que lui, des gamines tanguent sur des hauts talons blancs, blancs comme la limousine qui vient d’arriver.

Quand surgit enfin la mariée, c’est d’abord la bousculade photographique devant le bar où fraîchissent une trentaine de bouteilles de champagne Mumm. Des gamins brandissent des iPhone ou des iPad pour immortaliser le couple, on prend la pose et s’entre-photographie dans tous les sens. La sono enchaîne les tubes, Spaniolo prend le micro et, pour ce qu’on entend de la mélasse sortant des hauts-parleurs, invite les parents mâles à faire quelques pas de danse avec sa fille. Puis, re-photos. Notre photographe aimerait bien que les mariés posent en extérieur, mais où est passé Tyson? Je le demande à Grovquinia, submergée de jeunes filles qui veulent un clic-clac souvenir avec elle. Elle fait un geste vague et désabusé en direction de la cantine.

C’est purement instinctif, mais ce mariage ne me semble pas respirer l’amour. Quelqu’un, tout à l’heure, m’a dit qu’il y avait eu "un problème", ce qui expliquerait qu’il ne s’est passé que deux jours entre les fiançailles et le mariage. Les tourtereaux seraient allés trop vite en besogne, et les gens du voyage ne semblent pas badiner sur ce point.

Tandis que j’arpente le camp, je me demande qui est en train de le photographier au téléobjectif discrètement posté à l’extérieur. Car un collègue m’a montré des clichés anonymes pris ces derniers jours par un "réseau d’observation". Depuis la quasi-bagarre de lundi dernier avec le locataire du champ, Simon Turin, les paysans locaux n’osent plus passer devant les caravanes – "ce sont eux qui passent devant les fermes en klaxonnant et en criant "on a gagné!", ils nous narguent", dit Paul Kunz. Mais des gens épient, se préparent. "On a reçus des appels de Genève, de Fribourg, de Vaud, des agriculteurs sont prêts à venir avec leurs tracteurs pour nous aider à déloger les Gitans", dit Michel Turin, fils de Simon. Jeudi, le téléphone n’arrête pas de sonner à la ferme. "C’est bien que vous parliez de ça. Ce qui me rend fou, c’est que les flics ne font rien", dit Michel. Selon son père Simon, les agents ont même "séquestré" Paul Kunz pour lui imposer l’accord selon lequel il accepte 5500 francs en dédommagement de l’occupation du terrain pendant une semaine.

Vraiment? Enquêter sur le monde agricole valaisan est à peine plus simple que de décrypter les habitudes des gens du voyage. Selon son récit, Paul Kunz est rentré de voyage dimanche dernier et, ayant allumé les lumières à 22 heures, a vu alors arriver des Gitans lui demandant de louer son champ. "J’étais fatigué, je leur ai dit que je ne voulais pas discuter avant lundi matin, mais quand j’y suis allé, ils étaient installés et sont vite devenus menaçants." De ces propos (notes à l’appui), il ressort qu’il n’a pas dit non d’emblée. Selon les Gitans, il y aurait même eu des discussions préalables, deux champs entrant en ligne de compte. Qu’ils lui aient forcé la main, comme ils le font pour vendre des tapis, c’est probable. Qu’ils aient envahi de façon totalement illégale son champ, c’est moins sûr. Paul Kunz reconnaît qu’ils ont proposé une somme – les montants les plus fantaisistes circulent. L’argument-massue entendu au camp gitan est le suivant: "Pensez-vous que nous engagerions 30 000 (les montants varient jusqu’à 70 000 francs) dans un mariage sur un passage en force, au risque de tout ficher par terre?"

Ce qui est sûr, c’est que le ton est monté lundi matin avec Simon Turin, le paysan qui loue le champ. "Ils ont dit que si on ne leur laissait pas monter le chapiteau, ils nous tueraient: "on sait que tu as des enfants, où tu habites, on brûlera la ferme, on rasera le village, vous pouvez toujours appeler l’armée…". Quand Michel Turin relate les menaces qu’aurait reçues son père, il a l’air sincère. Mais Simon Turin a lui-même "un caractère assez chaud", dit un commerçant qui le connaît. Les gens du voyage affirment que lui aussi a proféré des menaces. Je lui ai parlé, il a le verbe haut ("dégueulasse, révoltant") et la menace diffuse: "Dimanche à 14 heures, il n’y aura plus de Gitans, ça c’est garanti – je n’ai rien à voir là dedans, je n’en dis pas plus." Sa femme Brigitte est choquée: "Ces gens (les Gitans) sont des manipulateurs. Avant, je n’avais rien contre eux, mais là, j’ai la haine, dit-elle en caressant son chat. Ils nous narguent, n’ont aucun respect."

Michel Turin est plutôt content de l’ampleur qu’a pris l’affaire, "les gens ne parlent plus que de ça". Vu du côté paysan, l’humiliation est double: avoir dû céder à un coup de force des gens du voyage, puis voir la police impuissante se muer en négociateur au lieu de faire respecter la loi. Une mini-polémique s’est engagée pour savoir si le procureur valaisan avait oui ou non donné l’ordre d’évacuer, et si celui-ci a été obéi. "Il n’y a aucun problème entre les institutions, nous laissons à la police le soin d’analyser la situation et d’agir avec la plus grande proportionnalité", dément le procureur Nicolas Dubuis quand je l’interroge.

Très vite, une page Facebook "Anti manouche!" a été créée. Elle compte 2598 membres à l’heure où j’écris, et la tonalité des commentaires est… intéressante. Michel Turin m’affirme qu’il est intervenu pour calmer les plus allumés, dont les propos commençaient à déraper. Je lui demande qui a créé la page, il m’oriente vers Kevin Daniello, qui vit à Illarsaz. Dans une maison aux volets fermés, en face du bar Le Blé d’Or, je vois (jeudi vers midi) un jeune homme encore ensommeillé qui, au téléphone, m’a demandé dix minutes pour s’habiller. Sa coupe de cheveux (légère crête sur crâne rasé) ressemble à celle d’un autre jeune homme qui frappait à sa porte juste avant moi. N’en tirons pas de conclusions hâtives. Pourquoi Kevin Daniello a-t-il créé cette page? "Pour montrer aux Turin qu’on les soutient. Les Gitans ont un culot extrême, ces gens n’ont aucun respect (c’est fou ce que j’ai entendu le mot respect en deux jours, des deux côtés). Certains voulaient aller tout casser là-bas, mais ce serait débile." Il admet que le titre de la page Facebook est "un peu hard, mais il paraît qu’on ne peut plus le changer". En revanche, il dit avoir censuré les propos racistes qui fleurissaient et qu’il y a "des idées sympa, par exemple de participer financièrement au nettoyage du champ". Depuis, il m’a renvoyé un courriel pour annoncer qu’un compte (CH3000264264626522M2V) a été ouvert à cet effet.

Je demande à Kevin Daniello ce qu’il fait. "J’ai été maçon, pour l’instant je n’ai pas de travail, j’aurai peut-être quelque chose chez Air Glaciers", dit le jeune homme d’une vingtaine d’années. A-t-il essayé de parler aux Gitans du camp? "Ca ne sert à rien".

Depuis qu’un article de presse a évoqué le danger de contamination du bétail par les matières fécales humaines, tout le monde le cite dans la région. Michel Turin l’a sous les yeux et le pointe du doigt quand il me prie de prendre note de ce danger, qu’il peine toutefois à épeler. Pour son père Simon, "le champ ressemblera à Hiroshima lundi. Si mes bêtes crèvent – j’en ai près de 900 – il me reste à me pendre". Pour être allé au champ en question, il ne m’a pas paru dans un état apocalyptique. On m’avait dit que "l’herbe est foutue", alors qu’elle a été fauchée assez récemment, semble-t-il, avant l’arrivée des caravanes. Les ordures sont empilées dans une benne voisine (aux frais des Gitans). Je suis même allé voir leurs toilettes ("vous en avez sur les chaussures", a pesamment ironisé un gendarme). S’il y a une zone sinistrée, c’est plutôt la forêt autour d’une petite construction de béton, de l’autre côté de la route cantonale, et dans une moindre mesure le champ de maïs voisin.

Quand j’ai parlé à Paul Kunz de la cantine installée dans son champ, il m’a tout de suite dit qu’elle était "sans doute volée". Elle a été louée à Martigny, et les bancs dans une autre entreprise, qui me l’a confirmé. Le livreur (local) de boissons pour le mariage m’a dit qu’il avait été payé d’avance (et la commande était conséquente). Curieusement, les dizaines de milliers de francs dépensés localement à l’occasion de ce mariage sont très rarement évoqués, tandis que les dégâts potentiels font l’objet de prévisions aussi insistantes qu’alarmistes.

Les gendarmes en faction à chaque bout du chemin m’affirment qu’il y a une épidémie de vols et me conseillent d’aller discuter avec les vendeurs et vendeuses. Je suis allé voir la gérante de la station Migrol, voisine du camp. "Je ne prends position, a-t-elle d’abord dit, méfiante, avant d’ajouter que pour elle, les Gitans sont des clients comme les autres. Bien sûr, je suis plus vigilante que d’habitude quand il y a des gamins dans le magasin. Il a fallu parfois nettoyer les toilettes, mais il ne faut pas généraliser."

Quand je rapporte ces propos au gendarme, il me dit que "les Gitans lisent les journaux, ceux qui les critiquent ont peur des représailles". Une autre hypothèse concernant la réserve de Carole est qu’elle ne veut pas s’aliéner sa clientèle locale valaisanne, très remontée contre les gens du voyage.

Pourquoi est-ce que je raconte tout cela par le menu? Peut-être pour répondre au monsieur qui a affiché mon article paru dans Le Matin Dimanche du jour sur la page Anti-Manouche! en disant qu’il lui faisait "grimper les murs". Peut-être pour compléter les informations de ce texte forcément court. Peut-être pour montrer que le métier de journaliste devient intéressant justement quand il entre dans les eaux de l’incertitude. Et peut-être pour faire le point le plus précis possible face à ceux qui prédisent (espèrent?) un dénouement musclé avec les Gitans ce dimanche après-midi. Faut-il rappeler que dans ce camp, plus de la moitié des personnes sont des femmes et des enfants? Quant au "caïd" qu’on m’a désigné sur une photo volée au téléobjectif en m’affirmant que c’est l’homme qui a proféré des menaces de mort contre Simon Turin lundi dernier, il servait samedi une liqueur verte et sucrée aux enfants et ne ressemblait guère à un chef des opérations. Mais, encore une fois: si j’ai bien compris…

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16 Réponses

  1. Je ne peux que saluer ce billet de blog qui éclaire un peu les incertitudes dans lesquelles un journaliste peut se retrouver lorsqu’il part sur le terrain. L’image est trop souvent celle du reporter tout-terrain qui sait exactement ce qu’il cherche, ce qu’il va trouver et qui n’a alors plus qu’à rapporter de manière aussi impersonnelle, impartiale et neutre que possible ce dont il a été témoin. Vos propos sur cette expérience journalistique sont aussi valables pour les chercheurs (notamment en sciences sociales) lorsqu’ils vont sur le "terrain" comme on dit, mais qui rapportent assez rarement les difficultés auxquelles ils ont été confrontés dans la version finale de leurs écrits.

    Ce genre de réflexions me semble, en plus, de salubrité publique, parce qu’il est vraiment important d’introduire un peu de véritable esprit critique et de nuance dans un espace médiatico-politique trop dominé par des débats en forme de batailles rangées, dégénérant souvent dans des pugilats verbaux où tous les coups sont permis, chacun campant fermement sur des positions tranchées, imperméable à tout ce que l’autre pourrait dire.

  2. Normalement un bon journaliste va jusqu’au bout de son sujet. Il faudrait finir l’ article, allez vers ces gitans leur demander ce qu’ils pensent du dépotoir qu’ils ont laissé. Faites votre travail jusqu’au bout.

    • bonsoir, je fais parti de la communauté des gens du voyage. moi je dit qu’une chose le nom de votre groupe sur FB et simplement honte et oui ce titre vous fait passer pour des gens limites raciste. vous dites que vous etes disposé a discuter mais quand on veut entamé une discution avec vous sur Facebook il ny a personne. cé tres malheureux car nous sommes des gens comme vous certe avec notre pincipe et mode de vie different mais nous restons humains et nous avons aussi des droit. Ce ki cé passé sur le champ est regretable mais ceci est une minorité et je pense que Mr peclet n’a fait que rediger des choses réels des deux cotés faut -il pas oublier que le proprietaire du champs a recu une somme d’argent pour la location du terrain que la cantine a été loué. tt a été payé sans probleme alors voyez aussi l’argent amené aux commercant de votre region. Pour ma part je suis ouvert a tte discution sur fb a juan de juana kaos. nous pourrons discuter sans haines ni violence ni insulte….

      • Vous trouvez que 800 c’est une minorité? Le terrain devait être remis propre.L’argent amené d’accord , et les choses dérobées? Je suis d’accord que vous n’êtes pas tous pareils, le site sur Facebook est pour ceux qui ne respectent pas les lois et les habitants.

      • on peut pas être raciste car gitan c’est pas une race par contre la majorité des gens ne veulent pas vous accueillir votre mode de vie ne nous convient pas et si toute les culture se valent le cannibalisme ne serait qu’on gout culinaire.
        Personnellement j’ai toujours vu des problème avec ta communauté donc le rejet c’est pas pour le plaisir mais les gens en on mare.

  3. article completement idiot, désolé mais je vois un journaliste frustré qui contre attaque en nous faisants passer pour des sales gens limite racistes. maintenant si disposé a discuter je recois volontier tout coup de fils (numero sur mon profil) ou message privé pour vous expliquer le pourquoi du comment des commentaires recus :)

    • C’est vrai que ça change des photos laissées sur votre page FB..

      Et alors ?
      Et bien comme nous l’apprend l’auteur de ce billet : une situation peut avoir plusieurs réalités, et la décrire s’apparente à en tracer les contours pour la nuancer afin d’en saisir l’épaisseur.
      (Oui je sais c’est un peu pompeux. Mais en gros ça veut dire que dans le dialogue personne ne détient la vérité et que chacun se doit de considérer la parole de l’autre et d’en comprendre le fonctionnement.)
      Cela permet de se situer, et dans le meilleur des cas d’énoncer une critique (non pas d’injurier) pour remettre l’autre à sa place. Choses que l’auteur (journaliste) n’as pas faite dans son texte.

      (…)

  4. je me permets, de vous remercier, vous, Monsieur le journaliste.
    Je vous remercie, car contrairement à trop de vos confrères, de par chez nous qui ont tendances, ces dernières années, à se laisser mener par le bout du nez politiquement correct, vous au contraire, avez voulu, et cela se voit dans votre récit, "entendre les deux sons de cloches" et y chercher les fausses notes , tout comme les vérités.
    S’il en était plus pour effectuer en permanence ce genre d’exercice, les vérités seraient sûrement plus justes et plus respectueuses des faits ! Il en découlerait moins d’à priori tendancieux, menant vers des incertitudes sans réponses mères comme chacun le sait de toutes les supputations les plus folles, surtout lorsqu’il s’agit d’une communauté, mise au pilori des doléances publiques depuis des décennies !Et dieu sait qu’il en fut rapporté à leur propos, du pire au moindre de l’ignoble à l’impossible,et ce jusqu’à aujourd’hui encore! La loi d’état, s’en étant même mêlée, en faisant fi des lois supérieures de l’Europe. Il est sans dire que voyant cela en permanence, le quidam besogneux du chapeau y alla de sa verve raciste et imagée, se référant sans doutes nul autre que de ces souvenirs de camps de concentrations où ils furent eux aussi invités à y périr! Tout et rien a été dit a propos de cette communauté des gens du voyages, fils du vent, éternels roulottiers devant l’éternel.Et pourtant, voilà cet homme, emplumé de sa main, menant a contrario de sa profession, une enquête poussée afin de sortir un jus de vérité de cette affaire! Bien lui en prit, car il en est que grandi de cet effort,et en plus nous aide à y voir plus clairs, nous, lecteurs de ce trouble qui engendra en peu de temps insultes, menaces, racisme, et surtout questionnements! Qui a raison ? Nos cousins de voyage, à qui nous serions, par solidarité de sang, d’ethnie,et d’éternels bafoués, nous donnerions raison, ou bien ces personnes ,braves paysans, qui forts de leurs nombres, se rebiffent et donne du verbe haut à tout va, injuriant untel, menaçant telle autre, se targuant d’être présent que par solidarité de nettoyage, se disant neutre comme le prétendent depuis des décennies les livres d’histoire des suisses.Oh des suisses énervés ? est-ce donc possible, est-ce donc imaginable? ces gens si posés ,si calmes, si lents même dans leur façon de vous parler!Rassurez moi, ce n’est pas un blague? Ils sont énervés, insultent, sont la bouche pleine de racisme,, vilipendent, accusent ? A tord ou a raison? nul ne sait derrièrre nos écrans et nos journaux, car nous n’étions pas présents dès le début! Et pourtant tous y vont de leur petite phrase semi raciste, semi blessante voire complétement raciste! Mais nous, dans nos foyers roulants, il y a des mots qui nous interpellent. "anti manouche" !!
    Qu’avons nous fait a ces gens pour qu’ils soient contre nous, manouches que nous sommes. pourquoi nous voilà blessés par des gens a des centaines de kilomètres de nous pour une simple histoires de déchets ou de place d’un mariage? Et revoilà notre plumier vertueux, voilà notre écrivain journaliste, qui se pose cette question lui aussi et qui a yu regard de la véhémence des propos, cherche à savoir et interpelle tout à chacun partie prenante de cette querelle. de village. Et son jugement juste posé, intelligent, sa recherche, "semi policière" d’interrogatoires, nous donne quelques vues différentes! et quelques entendu ou sous entendu qui résonnent de la véritable tournure des événements !Et au regard de sa petite enquête, que voyons nous apparaître , nous vexés, insultés, fiers de défendre nos cousins blâmés, surs de leur innocence au delà même de toute question de véracité, nous nous apercevons que d’un seul coup , il en ressortirait peut-être vraiment une parcelle de vérité.Selon ces recherches, le mariage aurait été préparé en concertation avec les vendeurs, loueurs du coin et du village, payé même rubis sur l’ongle par avance, terrain loué, au paysan contestataire, pour une somme âprement discutés comme cela se fait en tout lieu. De plus le terrain en jachère comme il se doit de laisser reposer les terres, avait été fauché et rendu propre et aplani pour ce merveilleux moment de la vie! Oh quelques hurluberlus c’étaient après coup étonnés de voir tant de caravanes arriver qu’ils en auraient référé au responsable de la commune, puis à celui du canton , pour faire annuler cette invasion, autorisée, acceptée, prévue, car d’un seul coup, le nombre de personnes invitées les inquiétait.Aurait-il alors fallu que le mariage s’arrête au bon vouloir de ces messieurs, en perdant pour le coup des sommes engagées auprès des livreurs, loueurs , vendeurs autochtones . aurait -il fallu renvoyer mariés et familles afin de
    reposer l’âme de ces peureux ? La justice en décida autrement et comme elle l’avait prévu et accepté, autorisa et protégea ces fêtards dans leur bons droits!Le mariage enfin fini, tout le monde, rangea, nettoya, du moins c’est ce qu’il ressort des photos que la partie
    belliqueuse à voulu exposer.Oh certes, ce n’est pas nettoyé ni rangé de manière parfaite, mais ordures, matériels, sont rassemblés en des coins appropriés, le terrain semble propre hormis un ou deux papiers, une ou deux bouteilles dont une cassée et quelques vêtements légers qui traînent encore, mais au vu du nombre qui fut sur ce sol, on ne
    peut vouloir la perfection de tout le monde !! Quelques déchets organiques buccaux et fécales trainent sur une parcelles avoisinante, parsemés de papiers éparts qui ont servis essuyer les traces corporelles de ces détritus. Rien de bien grave, quelques objets plastiques, qui il est vrai auraient pu être ramassés !Mais à écouter les villageois et leurs invités, la parcelle de ce brave paysan serait d’un seul coup devenue impropre à toute culture, et même au
    pâturage! Que dirions nous alors de ces près truffés de douilles de chasseurs ou d’obus que la salle guerre a laissé derrièrre elle ! voyons voyons si votre terre est en jachère il en va pour trois années minimum et tout dégât aura disparu , avalé par la nature, d’ici à ce que vous la retravailliez! et ce qu’il en resterai serai vite enfui 50 cms sous terre par vos lames de labour! soyons sérieux un peu ! Pourtant si l’on peut reconnaître que nos "cousins" auraient pu y regarder d’un peu plus prêt coté nettoyage, on ne peut accepter les réactions guerrières, les mots grossiers, les contre vérité, les gestes insultants, les mots racistes et les menaces ! il y a d’un coté quelques voyageurs, femmes et enfants pour la majorité selon notre encreur chercheur de vérité, et de l’autre quelques centaines de personnes
    qui sous couvert d’action solidaire de nettoyage se regroupe et hue les auteurs des dégâts supposés! Je dis supposés , en fait car cette idée me traverse que rien ne nous certifie que cela était dans l’état décrit et filmé, lors du réel départ des fêtards!En effet , analysons un peu! Pourquoi ramasser 90ù des détritus, les container dans un
    endroit précis, bien rangés, afin que les services de voiries les éliminent, et laisser ça et là épart quelques bouteilles, papiers, objets ?? Pourquoi alors que tous connaissons le confort des caravanes actuelles coté commodités ou wc, pour être plus précis, laisser dans une parcelle mitoyenne des déchets fécaux et du papier? pourquoi aller "chier" à la lune, au froid, et à la vue d’autrui,et connaissant la pudeur des voyageurs, alors que des tinettes accueillantes, parfumées et propres sont au chaud de nos caravanes ? Pourquoi rassembler tous les sièges vers les montants de rangements et en laisser trainer cinq ou six alors que le reste est rangé! pourquoi replier et ranger les tables et en laisser une ou deux debout histoire de ne pas donner une impression de rangement . Et pourquoi ces sourires avant les réponses tellement identiques de ces jeunes , venus si gentillement aider deux pauvres fermiers inconnus ! Pourquoi cette impression de manipulation concertée au regard de la vidéo! Pourquoi cette impression d’écouter un meeting et non pas une déclaration engendrée par ce soit disant "ras le bol" dont ils se targuent . il semblerait que les services de polices n’y trouvent rien à redire et que tout aie été régulier! Même son de cloche sous entendu du coté des vendeurs loueurs et commerçants du coin, même si ouvertement il se retranche derrièrre une réponse inachevée et presque murmurée ce qui se comprend au vu de leur position sociale
    , dépendante de cette troupe dispendieuse! Oui Monsieur le juste écrivain, vous avez fait ressortir de votre enquête que nous avons raison de nous sentir attaqués ici en France, en Belgique, et ailleurs, alors que ce n’est pas notre histoire! En fait il en ressort un rattrapage politico- raciste, une récupération semble t-il montée de toute pièce et tournée vers un racisme anti Rroms (toutes les ethnies des gens du voyage toutes nationalités confondues ) Oui notre impression est la bonne ! ce mariage ne sert que de pis aller pour un groupe d’extrémistes , se croyant mieux que d’autres, criants haut et fort que c’est un scandale que des gens osent vivre autrement qu’eux, alors qu’ils prônent et se référent a des lois que l’O.N.U. considère comme raciste et prônant un discours de haine contre un groupe ethnique . Monsieur chapeau bas car votre enquête vient de mettre à jour un groupe de terroristes extrêmement dangereux, militants pour l’ Incitation à la haine raciale ou la provocation à la discrimination de
    personnes en raison de leurs origines, de leur sexe, de leur orientations sexuelles ou de leur handicap. Je vous remercie de nous avoir permis de les confondre et de les dénoncer au complet aux autorités compétentes!

  5. La somme d’argent recue est bien inférieure aux dégats causés sur ce champs loué "de force" on peut dire… et les vols dans la régions se chiffrent surement plus haut que la somme versée au paysan… sans parler des immondices laissées sur place. c’est inadmissible nous n’avons pas la meme notion du respect. ABE

  6. Excellent papier. C’est un délice de pouvoir entrer dans la petite cuisine d’un reportage. J’espère que vous avez bien négocié votre tapis (parce que vous vous n’avez pas pu boucler votre terrain sans repartir avec un tapis sous le bras hein ? ;)

    • Comment avez-vous su? ;-)
      Oui, j’ai passé par le rite d’achat du tapis, au tiers du prix. Franchement, il est assez beau.

      • merci de cette belle réponse, elle montre votre intelligence au vu de la bêtise de certaines remarques limites racistes de ces gens ……

  7. Un article qui se voudrait enquête , ce se nourrit de faits et pas de discussions avec les uns ou les autres. En l’occurence, ici ca ne se discute pas … qu’il y ait eu location ou dédomagement….
    Les questions qui dérangent: Oui ou non , se sont ils installé illégalement c’est a dire sans demander l’autorisation.
    Oui ou non ? y a t’il eu déjections dans les champs alors que pour n’importe quelle manifestation il faut une autorisation et des toilettes à louer.
    Oui ou non ? La benne était elle dans l’état des photos
    Oui ou non ? Y a il eu augmentation du dépot des plaintes pour vols et autres délits.
    Oui ou non ? Ont ils rempli leur parti du contrat ….
    Oui ou non ? Ce contrat a t-il été négocié avant ou après l’installation.
    Oui ou non? Le procureur et la police ont refusé d’expluser des gens si il étaient en situation illégale…on ne se pose pas tant de question pour virer une manifestation a coup de balles caoutchouc ou de grenades lacrymogène. On fait les sommations et ensuite ceux qui restent sont en défaut.
    Voilà les vrais questions , le reste n’est que des balivernes… quand au droits, il seraient tant de demander les devoirs…. et des positions claires qui est responable? qui est chef ? qui assume et faute de réponse pourquoi ne demande t’on pas de caution, deux ou trois mercedes suffiraient).
    Quand un citoyen Suisse, étranger ou gitan organise une manifestation… les autorités ne se gêne pas pour demander des autorisations, des responabilités civiles, etc… qui les a demandé et sur quel droits devrions nous gratuitement ou pas organiser un état pour répondre a une façon de vivre privé…rien ne les empêchent de s’ouvrir des places de camping ….Ca s’appelle droits ET DEVOIRS…cette partie manque cruellement.

    • Une large part d’une enquête est constituée…de discussions, avec les uns et les autres. On la complète par des documents, ce qu’on voit personnellement, mais je n’étais pas là quand tout a commencé. Ni vous, j’imagine. Je constate simplement que les témoignages sont très contradictoires, des deux côtés.
      Cela dit, vous avez raison: à un moment donné, sur la base de ce que l’on sait, il faut se faire son idée. Et mon idée est que les gens du voyage ont forcé la main à Paul Kunz et à son locataire, Simon Turin. Cela n’est pas acceptable, pas plus que ne l’est l’état dans lequel ils ont laissé le terrain. Je pense donc, comme le conseiller national Yannick Buttet, qu’il faudra prendre des précautions pour régler le problème en amont et, surtout, avertir la police cantonale dès qu’on constate quelque chose d’anormal (dans le cas présent, les communes se sont renvoyé la balle pendant plus de vingt-quatre heures).
      Merci pour votre lecture attentive. JCP

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